Basran, Gurcharn S.
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Creator: Basran, Gurcharn S.
Creator: Bolaria, B. Singh
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Il est arrivé au Canada lorsqu'il avait dix ans [1920]. Il est retourné aux Indes en 1930 pour se marier et son épouse est venue le rejoindre en 1949. Il est venu pour gagner de l'argent et aider sa famille aux Indes. Son oncle habitait au Canada à cette époque. Il a pris l'avion de Calcutta à Hong Kong et il a dû rester à Hong Kong quelques mois pour des raisons médicales. Dans l'avion, les passagers devaient préparer leurs repas et dormir par terre. Les documents fournis par son oncle indiquaient que il avait dix-huit ans, alors qu'il n'en avait que dix. Il a commencé à travailler avec son oncle à l'âge de 13 ans. Il faisait diverses petites tâches, comme amasser du bois ou donner un coup de main à son oncle pour transporter des choses. Les conditions économiques sont devenues difficiles en 1930, alors il est retourné aux Indes. À son retour au Canada en 1935, il a trouvé un emploi dans une scierie. Il gagnait 0,35$ l'heure et les Blancs gagnaient environ cinq ou dix sous de plus l'heure. Il s'entendait bien avec ses collègues de travail caucasiens et il avait des amis Blancs avec qui il allait au cinéma, aux courses, etc. Il n'a pas été victime de discrimination à ce niveau. À la lumière d'un récent voyage aux Indes, il explique que les conditions de vie se sont beaucoup améliorées là-bas [irrigation, électricité, etc.], mais il croit que les conflits aux Indes rendent la situation très difficile pour les gens. Lorsqu'il est arrivé au Canada, l'oncle de il travaillait sur les chemins de fer. La vie était très difficile pour ces travailleurs, qui devaient dormir à la belle étoile. Il raconte qu'auparavant, les gens du Gurdwara se cotisaient afin de préparer des repas communautaires. Il dit que les Indiens s'entraidaient beaucoup à l'origine alors que maintenant, ils ne font que se disputer.
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Creator: Basran, Gurcharn S.
Creator: Bolaria, B. Singh
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Il est né au Canada, mais il est retourné aux Indes à plusieurs reprises. Il s'est marié en 1924 : sa femme est demeurée aux Indes et elle a immigré au Canada en 1951. Pour venir au Canada en 1940, il a voyagé en bateau pendant 45 jours. Il a voyagé en 3e classe et plusieurs personnes devaient partager de grandes cabines (25, 50 ou 100 personnes). Il a travaillé à la scierie Mayo. Les gens avaient de la difficulté à trouver du travail au début des années 1930, mais les conditions se sont améliorées à partir de 1936. Les employés devaient travailler huit heures par jour, mais la plupart travaillaient douze heures par jour. Les travailleurs habitaient dans des dortoirs et chaque groupe ethnique avait son dortoir. Les Indiens gagnaient 0,35$ l'heure (soit 0,05$ de moins que les Blancs), même dans les scieries appartenant à des Indiens. Les travailleurs ont commencé à parler de syndicalisation dans les années 1940. Le syndicat est devenu puissant en 1944 suite à une grève de deux mois dans la scierie, à laquelle les travailleurs indiens ont participé. Il raconte avoir été victime de discrimination à quelques occasions, mais il n'y avait pas de haine envers les immigrants indiens. Les Indiens recevaient un salaire moins élevé parce que les Blancs considéraient qu'ils étaient des esclaves, selon lui. Il y avait un Gurdwara à la scierie, fourni par l'entreprise. Il a aussi travaillé sur des fermes, où les conditions étaient difficiles et les travailleurs étaient mal payés (2$ par jour). Il explique que depuis 1947, grâce aux syndicats, les Indiens occupent des emplois que l'on réservait autrefois aux Blancs. Dans les années 1940, les Indo-canadiens envoyaient de l'argent aux Indes pour financer les partis pro-indépendantistes. Il partage son opinion sur le massacre au Gurdwara et sur la situation au Punjab. Il raconte qu'il existait un bel esprit d'entraide parmi les travailleurs des scieries parce que la majorité d'entre eux étaient seuls au Canada (leurs familles étaient aux Indes). Lorsqu'une personne arrivait des Indes et qu'elle n'avait pas d'emploi ou qu'elle était aux études, elle était logée et nourrie par les Indo-canadiens jusqu'à ce qu'elle puisse subvenir à ses besoins. Il explique que l'on a dû bâtir un deuxième Gurdwara à Duncan en raison de dissensions concernant le port du turban. Il raconte sa version des événements concernant Kama Ghatta Maru [des immigrants indiens auxquels on a interdit l'entrée au Canada] et parle des Indo-canadiens qui parrainaient illégalement des membres de leur famille en prétendant qu'ils étaient leurs enfants.
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Creator: Bolaria, B. Singh
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Il est arrivé au Canada en 1934, à l'âge de 15 ans. Il était déjà fiancé à cette époque. Il est parti en 1940 pour se marier et il est revenu en 1946, après la guerre. Sa femme est venue le rejoindre en 1965 avec leur fille. Il décrit son voyage pour se rendre au Canada et les événements entourant son départ et celui de son père. Son frère était âgé de plus de 18 ans, alors il a dû demeurer aux Indes. Il est parti de Calcutta sur un navire de charge pour se rendre à Hong Kong, où il fut hébergé dans le Gurdwara. Le navire s'est ensuite rendu à Vancouver via Manille et Honolulu, entre autres. Karma était immigrant légal parce que son père habitait au Canada et il était âgé de moins de 18 ans. Il était difficile de trouver du travail à cette époque en raison de la dépression, alors plusieurs immigrants indiens vendaient du bois de chauffage pour survivre. Il a ensuite travaillé dans des scieries à Vancouver et à Victoria. Il raconte qu'il y avait deux scieries à Duncan où travaillaient environ 400 personnes de toutes les nationalités, dont une quarantaine d'indo-canadiens. La discrimination était très présente à Duncan, hors de la scierie. Les Indiens étaient réputés pour être de solides travailleurs, alors ils n'avaient pas de difficulté à se faire embaucher dans les scieries. Mais leur salaire était inférieur à celui des travailleurs blancs. À Duncan, ils ne pouvaient pas fréquenter les établissements publics à leur guise [coiffeur, brasserie, etc.] et les rares immigrants indiens qui étaient éduqués n'arrivaient pas à décrocher des emplois correspondant à leur formation. Il raconte la venue de Sadhu Sing Dhami à Duncan, un professeur de l'université de Toronto, en 1939. Sadhu a présenté une conférence pendant laquelle il critiquait Hitler, Mussolini et le Premier ministre de l'Angleterre. Les Blancs de Duncan, dont plusieurs étaient originaires d'Angleterre, furent offusqués par ce discours. Ils se sont plaint auprès de l'université et Sadhu fut congédié. Dans les scieries, les Indiens travaillaient 48 heures par semaine, ils gagnaient moins que les Blancs, ils travaillaient dur et ils n'avaient pas de possibilités d'avancement. Les Indiens acceptaient les mauvaises conditions de travail parce qu'ils avaient peur de perdre leur emploi. En 1946, il a travaillé dans une scierie à Victoria pour 0,82$ l'heure ; les travailleurs étaient désormais syndiqués et tous les employés recevaient le même salaire. Il parle du parti Gaddar et explique qu'il était difficile à l'époque pour les immigrants indiens d'aller aux Etats-Unis. Il croit que la situation des indo-canadiens s'est beaucoup améliorée depuis l'indépendance des Indes en 1947, mais il lui semble que les nouvelles générations perdent leur culture ; ses petits-enfants ne parlent pas le Punjabi. Cependant, il ne regrette pas d'être venu parce qu'aux Indes, leur terre était trop petite pour subvenir aux besoins de toute sa famille. Il partage son opinion sur les Sikhs au Punjab, sur le Khalistan et sur l'assassinat d'Indira Gandhi.
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Creator: Bolaria, B. Singh
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Il est originaire du Punjab. Il est arrivé au Canada en 1923, à l'âge de 19 ans. Il est retourné aux Indes en 1930 pour se marier, puis il est revenu au Canada avec son épouse. Aux Indes, sa famille vivait sur une ferme et il allait à l'école. Son père était au Canada depuis environ 1905. Dès son arrivée au Canada, il a trouvé un emploi dans une scierie. Il raconte que les propriétaires des scieries appréciaient les travailleurs indiens parce qu'ils étaient costauds et ils faisaient ce que le patron leur demandait. Les Blancs n'aimaient pas travailler dans les scieries. Les travailleurs indiens habitaient dans des dortoirs et il y avait un cuisinier par 50 travailleurs, environ. Les travailleurs vivaient en harmonie et participaient à des activités sociales ensemble. Chaque nationalité avait son propre dortoir. Il y avait un syndicat en 1930, mais il n'avait pas beaucoup de pouvoir et les travailleurs cachaient la littérature envoyée par le syndicat afin que les administrateurs de la scierie ne sachent pas qu'ils s'intéressaient à la syndicalisation. Les syndicats sont devenus de plus en plus puissants d'année en année. Les Indiens s'entendaient bien avec les Chinois et les Japonais qui travaillaient dans la scierie, mais les Blancs ne les aimaient pas beaucoup. Les Blancs n'étaient pas violents envers eux, mais les Indiens étaient victimes de discrimination : certains restaurants refusaient de les servir, des barbiers refusaient de leur couper les cheveux ou ils ne pouvaient pas entrer dans les cinémas. A la scierie, il devait travailler dix heures par jour et il gagnait environ 0,35$ l'heure, qu'il jugeait être un bon salaire. Même dans les scieries appartenant à des propriétaires d'origine indienne, les Indiens avaient très peu de chances d'avancer et les postes de supervision étaient occupés surtout par des Blancs. Les Indiens avaient peu de contact avec la société à l'extérieur de la scierie, car plusieurs ne parlaient pas anglais. Il explique que les gens étaient très religieux à cette époque et qu'il y avait des Gurdwaras à Vancouver et à Victoria. Les Hindous et les Musulmans vivaient en harmonie. Il est heureux de vivre au Canada. Ses cinq enfants sont nés ici et ils ont tous des carrières satisfaisantes.
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Creator: Bolaria, B. Singh
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Il est arrivé au Canada en 1923 et il avait environ seize ans. Il est retourné aux Indes pour se marier en 1932 et il est revenu en 1934, avec son épouse. Au Canada, il est d'abord allé à l'école mais lorsqu'il s'est aperçu que son père ne gagnait que 0,32$ l'heure, il a quitté l'école pour travailler. Son père était au Canada depuis 1907. De 1928 à 1932, il a travaillé dans une scierie sur l'île de Vancouver et il gagnait 0,40$ l'heure. Les travailleurs de la scierie habitaient dans des dortoirs et ils se cotisaient tous pour payer les services d'un cuisinier. Il décrit les dimensions des dortoirs et il explique pourquoi, selon lui, les Blancs considéraient les Indiens comme une race inférieure [dominance britannique]. Il raconte un incident montrant que les employeurs ne donnaient pas d'avancement aux Indiens. Il parle de la syndicalisation des scieries et d'une grève qui a paralysé la scierie où il travaillait pendant six semaines. Il décrit l'incident de Kama Ghatta Maru [on a empêché des passagers indiens de débarquer du bateau pour immigrer au Canada]. Il est heureux de vivre au Canada parce que ses enfants jouissent d'excellentes possibilités d'avenir. Il partage son opinion sur la situation aux Indes après 1947 et au Punjab [demandes des Sikhs]. Il parle de l'attaque d'Harmandar Sahib et de deux hommes [Tohra et Longowalia] qui ont escroqué des fonds aux indo-canadiens, dans un Gurdwara, sous prétexte d'envoyer de l'argent aux victimes d'Amritsar. Il décrit son opinion de Bhinderanwala [un escroc]. Il raconte qu'on refusait de servir les Indiens dans les brasseries de Duncan et que les barbiers refusaient de couper leurs cheveux. En 1949, un avocat d'origine indienne ayant étudié en Angleterre (Nahar Singh) est venu défendre leur cause de discrimination. Il y avait un Gurdwara à Hill Creset en 1934, bâti par la scierie. Il a fait partie du syndicat International Wood Workers et il s'est beaucoup impliqué dans le syndicat.
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Creator: Basran, Gurcharn S.
Creator: Bolaria, B. Singh
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Il est originaire du Punjab et il est arrivé au Canada en 1932, à l'âge de 14 ans. Il était déjà marié et sa famille est venue le rejoindre en 1955. Son père était au Canada depuis le début du siècle et il s'impliquait énormément au niveau politique. Il a immigré pour des raisons économiques. Il a trouvé son premier emploi dans une scierie près de Victoria. Il n'a pas eu de difficulté à trouver du travail parce qu'il fut embauché par une entreprise appartenant à des immigrants indiens. A la scierie, il y avait des disparités salariales entre les Blancs et les asiatiques. Les travailleurs habitaient dans des dortoirs fournis par la scierie (chaque nationalité possédait son dortoir). Le gouvernement a imposé la loi du salaire minimum : 75% des travailleurs devaient gagner au moins 0,35$ l'heure et 25% devaient gagner au moins 0,25$ l'heure. Les scieries estimaient que 25% des travailleurs étaient d'origine asiatique, alors ces derniers ne gagnaient que 0,25$ l'heure. Les travailleurs des dortoirs étaient seuls [célibataires ou leur famille était aux Indes]. Les travailleurs caucasiens de la scierie étaient polis envers les Indiens dans le milieu de travail, car la scierie appartenait à des indo-canadiens. Mais selon il, les Blancs se croyaient supérieurs parce que les Indiens étaient des esclaves sous la dominance britannique [plusieurs habitants de Victoria étaient d'origine britannique]. Mais les Blancs avaient une attitude semblable envers les autres asiatiques (Chinois, Japonais). Dans les scieries, les emplois techniques étaient occupés par des Blancs, alors que les Indiens occupaient des emplois dangereux et physiques. A la scierie où travaillait il, certains Indiens étaient superviseurs mais on embauchait des Blancs pour occuper les postes supérieurs. Les Indiens se voyaient refuser ces promotions parce qu'ils ne possédaient pas la formation nécessaire, mais on refusait de les former. Avant l'adoption du salaire minimum, il n'y avait pas de limite au nombre d'heures qu'une personne devait travailler dans une semaine. Auparavant, il n'était pas rare que les gens travaillent dix heures par jour, six jours par semaine. Les dortoirs n'étaient pas divisés pour des raisons de ségrégation, mais pour des raisons pratiques [préférences alimentaires] et culturelles. A l'époque, les Indiens étaient appelés Hindous par les Blancs parce qu'ils étaient originaires de l'Hindustani. Il dit que ce terme n'était pas péjoratif. Il raconte que les scieries appartenant à des indo-canadiens exploitaient les travailleurs indiens autant que les scieries appartenant à des Blancs. Il explique que les Indiens se sentaient isolés parce qu'ils ne pouvaient pas socialiser hors de leur groupe ethnique. Certaines scieries ont bâti des Gurdwaras, permettant aux Indiens de poursuivre leurs pratiques religieuses. Il décrit la situation politique aux Indes et explique que les indo-canadiens envoyaient de l'argent aux Indes pour les causes politiques.
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Il est arrivé au Canada en 1921, à l'âge de huit ans, et il est originaire de Jullundhur, au Punjab. Il est retourné aux Indes en 1930 avec toute sa famille en raison de la dépression. Il est revenu en 1933, puis il est reparti encore une fois aux Indes en 1938 pour se marier. Il est revenu au Canada en 1940, avec son épouse. Sa famille possédait une terre de dix acres aux Indes. Son père était venu au Canada en 1906 pour des raisons économiques. Il a voyagé sur un navire de charge jusqu'à Hong Kong, puis sur un bateau de croisière jusqu'à Vancouver (3e classe). Il est allé à l'école pendant six ans au Canada, puis il a travaillé dans les scieries. La plupart des travailleurs des scieries étaient seuls et ils habitaient dans des dortoirs. Une personne d'origine indienne était propriétaire d'une scierie à Duncan ; cette scierie embauchait environ 80 Indiens, des Chinois, des Japonais et quelques Blancs. Chaque groupe ethnique possédait son dortoir. Pendant la dépression, les salaires des asiatiques étaient inférieurs à ceux des Blancs dans les scieries. En 1935, le gouvernement de la Colombie-Britannique a adopté une loi sur le salaire minimum disant que les entreprises devaient payer 75% de leurs employés au moins 0,35$ l'heure, et au moins 0,25$ l'heure aux autres employés. Dans certaines scieries où plus de 25% des employés étaient d'origine asiatique, l'employeur émettait un chèque équivalent à un salaire de 0,35$ l'heure aux travailleurs asiatiques. Il se rendait ensuite dans les dortoirs en demandant aux travailleurs d'endosser le chèque pour le redonner à la scierie. L'employeur versait ensuite, en argent comptant, l'équivalent d'un salaire de 0,25$ l'heure aux employés asiatiques. Mais après quelques temps, le gouvernement a eu vent de la situation et ces scieries, notamment l'Alberta Lumber Company, ont été accusées de fraude. Il dit qu'il y avait très peu d'autochtones qui travaillaient dans les scieries parce que le gouvernement leur donnait ce dont ils avaient besoin pour vivre. Après avoir reçu leur paie, certains de ces autochtones disparaissaient pendant quelques jours et après avoir dépensé tout leur argent, ils revenaient travailler à la scierie. Les administrateurs des scieries offraient des promotions uniquement aux employés blancs, qui étaient généralement leurs copains. Il explique que la majorité de la population à Victoria et Duncan était d'origine anglaise et elle avait tendance à considérer les Indiens comme une race inférieure. Certains établissements publics refusaient l'accès aux Indiens, ou ils exigeaient qu'ils s'installent dans un endroit particulier, à l'écart des clients caucasiens. Il raconte que les premiers syndicats étaient contre les immigrants asiatiques mais après la guerre, tous les travailleurs étaient égaux aux yeux du syndicat. Il explique que les premiers immigrants indiens croyaient demeurer temporairement au Canada mais qu'en raison d'un manque de prévoyance, ils n'ont pas réalisé que les problèmes d'inflation aux Indes les empêcheraient de revenir. Ils ont donc dû se résigner à s'installer au Canada de façon permanente en raison de la situation économique. Il parle du Dr Pandia qui a beaucoup aidé la cause des indo-canadiens.
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Creator: Bolaria, B. Singh
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Il est originaire d'Hoshiarpur, au Punjab. Il est arrivé au Canada en 1938, à l'âge de 17 ans. Il s'est marié en 1953, au Canada. Il est venu rejoindre son père, qui était au Canada depuis 1922. Il a voyagé en bateau de charge de Calcutta à Hong Kong (via Manille), puis en troisième classe sur un bateau de croisière de Hong Kong à Victoria (via Honolulu). Il a dû rester deux mois à Hong Kong et il fut hébergé au Gurdwara. A son arrivée au Canada, il est devenu résident permanent ; il a obtenu la citoyenneté canadienne en 1947. Il a travaillé dans les scieries dès son arrivée. A cette époque, les travailleurs des scieries n'étaient pas syndiqués. Ils étaient payés une fois par mois et souvent, les employeurs ne payaient pas toutes les heures travaillées. La rémunération des Blancs était supérieure à celle des Indiens mais ces derniers ignoraient ce fait à l'époque ; les Indiens n'auraient jamais osé poser la question aux employeurs. En 1939, il gagnait 0,17$ l'heure. Il s'est impliqué dans le syndicat vers 1941. Les travailleurs des scieries ont déclaré la grève en 1946 et ils ont présenté trois demandes, dont l'égalité salariale. Les travailleurs ethniques des scieries habitaient dans des dortoirs et chaque groupe ethnique habitait dans un dortoir particulier (sauf les Blancs, qui possédaient des maisons). Ils embauchaient un cuisinier qui préparait les repas pour les résidents du dortoir. Il raconte que la population indo-canadienne en 1945 était d'environ 1500, dont seulement deux familles, selon un recensement de la Colombie-Britannique. Il n'y avait que des étudiants indiens à Montréal, et une seule famille à Toronto. Avant la guerre, les Indiens croyaient vivre et travailler quelques années au Canada pour amasser de l'argent, puis retourner aux Indes. Mais après la guerre, ils ont commencé à faire venir leurs familles des Indes. Il raconte que les Blancs voulaient expulser les Indiens mais comme ces derniers acceptaient d'occuper les emplois qui n'intéressaient pas les Blancs, ils ont pu rester au Canada. Il existait un bon esprit de solidarité dans la communauté indo-canadienne à cette époque, pour des raisons économiques et politiques. Il explique qu'il n'y avait pas de ségrégation dans sa scierie, mais dans la ville de Duncan, les Indiens ne pouvaient pas utiliser les mêmes services que les Blancs (restaurants, barbiers, etc.). Les Indiens étaient appelés « Hindous » même si la majorité étaient Sikhs originaires du Punjab. Il explique que les premiers immigrants indiens ont dû sacrifier beaucoup et malgré le fait qu'ils étaient illettrés, grâce à eux, les indo-canadiens d'aujourd'hui peuvent poursuivre leurs études et occuper les emplois qu'ils désirent. Les immigrants indiens envoyaient de l'argent aux Indes pour bâtir des écoles et des temples. Il a fait partie du syndicat IW avec Darshan Sangha. Les travailleurs blancs faisaient partie du syndicat et préconisaient l'égalité mais au niveau social, les Blancs décourageaient les Indiens de courtiser les jeunes femmes blanches. Les immigrants indiens se rencontraient au Gurdwara pour discuter ; il y avait des Gurdwaras à certaines scieries. Les gens étaient logés et nourris gratuitement au Gurdwara s'ils n'avaient pas de logis ou s'ils étaient aux études. Dans certaines scieries, les travailleurs indiens formaient des clubs, comme la Ligue Hindustani, pour lire des poèmes et discuter de politique. Il décrit un incident de discrimination au moment où il a tenté de se bâtir une maison, dans les années 1950. Il partage son opinion sur le leadership Sikh et l'assassinat de Mme Gandhi.
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Creator: Bolaria, B. Singh
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iL est originaire de Jandiala, au Punjab. Il est arrivé au Canada en 1930, à l'âge de dix ans. Il s'est marié aux Indes en 1939, mais il est rentré seul au Canada. Sa famille est venue au Canada vers 1954. Son père était au Canada depuis 1906. Il est arrivé pendant la dépression et il était difficile de trouver du travail en raison de la dépression. Sa mère a dû rentrer aux Indes pendant cette période. Pour survivre, son père coupait du bois dans la forêt qu'il revendait par la suite ; il gagnait 1$ par jour. Il allait à l'école, mais il a commencé à travailler dans les scieries à plein temps lorsqu'il avait 15 ans. En 1933, travaillait 10 heures par jour à 0,10$ l'heure. Il était difficile de trouver du travail. Les travailleurs des scieries habitaient dans des dortoirs et un cuisinier préparait leurs repas. Les travailleurs étaient tous des hommes seuls, dont plusieurs avaient dû laisser femme et enfants aux Indes. Il croit que le syndicat fut implanté en 1942. Auparavant, les travailleurs seniors ne pouvaient pas acheter de maison parce que la scierie les obligeait constamment à déménager. Le syndicat a mis fin à cette insécurité d'emploi ; les gens ont donc commencé à s'installer de façon permanente et à faire venir leur famille. Chaque nationalité possédait son dortoir attitré. Les Blancs gagnaient 0,10$ l'heure de plus que les gens d'origine ethnique différente et ils occupaient les meilleurs emplois. Les conditions de travail étaient très difficiles pour les Indiens. Il convoitait un poste de niveleur, mais les employeurs préféraient accorder les promotions aux Blancs. Il s'est battu pour obtenir le poste. Les superviseurs appréciaient les Indiens parce qu'ils travaillaient pour des salaires inférieurs et ils n'étaient pas belligérants, contrairement aux travailleurs Blancs. Les Indiens étaient habitués au travail physique ardu parce qu'ils étaient des fermiers costauds. Les travailleurs caucasiens voulaient que les Indiens fassent partie du syndicat parce qu'ils craignaient que les scieries n'embauchent que les travailleurs indiens si les Blancs devenaient syndiqués. Le syndicat a unifié les travailleurs de toutes les races. Il habitait à Duncan et le barbier refusait de couper les cheveux des Indiens. Il se souvient d'avoir été dans un restaurant avec son père où tous les clients Blancs furent servis, mais lui et son père furent ignorés. Certains cinémas refusaient l'entrée aux Indiens et sur le traversier, les Indiens devaient demeurer sur le pont inférieur. Il décrit l'arrivée des syndicats dans les scieries et explique qu'après l'indépendance des Indes, les indo-canadiens furent mieux traités. Certaines scieries appartenaient à des indo-canadiens et il explique que pendant la dépression, les salaires versés aux Indiens dans ces scieries étaient inférieurs à ceux payés aux Indiens dans les scieries appartenant à des Blancs. L'arrivée des syndicats dans les scieries a mis fin aux disparités salariales basées sur la race. Il décrit la situation politique aux Indes et partage son opinion sur les exigences des Sikhs. Il décrit les indo-canadiens comme étant des personnes laborieuses et prêtes à accepter des emplois de toutes sortes. Il raconte qu'à son arrivée, la majorité des Indiens n'était pas éduquée, contrairement à aujourd'hui. Les Indiens travaillaient très fort et ils envoyaient de l'argent à leur famille aux Indes.
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Creator: Basran, Gurcharn S.
Creator: Bolaria, B. Singh
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Il est arrivé au Canada en 1930, à l'âge de 21 ans. Sa femme est venue le rejoindre au Canada 17 ans plus tard. Il est venu grâce à son oncle, qui a prétendu que il était son propre fils afin qu'il puisse immigrer au Canada. Il est né en 1907 et il est orphelin. Pour venir au Canada, il a pris un navire de charge à Calcutta et il a débarqué à Victoria, via Hong Kong. Le voyage a duré environ six semaines. Comme il est arrivé seul, personne ne pouvait confirmer qu'il était bien le fils d'un immigrant déjà établi. Un autre passager a prétendu qu'il connaissait son père et il a réussi à convaincre les autorités de l'immigration de le laisser entrer. Il a décidé de venir au Canada après avoir reçu une lettre d'un cousin qui venait d'immigrer aux Etats-Unis. Il est parti sans dire à personne qu'il quittait les Indes, ni même son épouse. Les conditions de vie étaient extrêmement pénibles aux Indes lorsqu'il est parti. Il est arrivé au Canada pendant la dépression économique : les emplois étaient rares et les travailleurs des scieries étaient payés seulement 0,10$ l'heure. Il était camionneur puis un jour, il a emprunté 1000$ pour démarrer une scierie à North Vill avec d'autres indo-canadiens ; cette entreprise fut un échec. Il a travaillé dans la scierie Labin Camp en 1936, où chaque nationalité habitait dans son propre dortoir. Les salaires des travailleurs indiens étaient inférieurs à ceux des Blancs. Les Indiens ne protestaient pas parce qu'ils avaient besoin de travailler. Les Blancs n'habitaient pas dans des dortoirs : ils habitaient dans des maisons, avec leur famille. Les travailleurs n'étaient pas syndiqués à cette époque. Les travailleurs des autres nationalités [Chinois, Japonais] ne se mêlaient pas aux autres. Il dit que les Blancs étaient respectueux des Indiens au travail et ailleurs. Il fut victime de discrimination dans les grandes villes. Par exemple, certains barbiers refusaient de couper les cheveux des Indiens. Certains immigrants indiens vivaient sur des fermes et leurs vêtements dégageaient des odeurs fortes; certains Blancs n'aimaient pas cette odeur et ils ont commencé à dire que tous les Indiens sentaient mauvais [appelés Hindous par les Blancs à l'époque]. Il parle de la famille Jagirdar, dont les fils possédaient des diplômes de l'Université de la Colombie-Britannique. Ces derniers devaient travailler à la scierie parce que personne ne voulait les embaucher pour des postes correspondant à leurs qualifications. En 1939, Amar Singh a dénoncé il aux autorités de l'immigration [parce qu'il n'était pas le fils d'un immigrant] et il fut arrêté. Au début de la guerre, les immigrants indiens illégaux furent finalement reconnus et on leur a demandé de s'inscrire officiellement. Mais si ces gens quittaient le Canada, ils ne pouvaient plus revenir. Certains indo-canadiens étaient affiliés à des partis en faveur de l'indépendance des Indes et ils versaient de l'argent à ces partis. Les travailleurs se sont syndiqués en 1940 et les salaires ont augmenté par la suite. Les travailleurs Blancs étaient en faveur des syndicats. En 1929, il y avait deux Gurdwaras : un à Vancouver et un à Victoria. Puis on a bâti un Gurdwara à la scierie Mayo, où travaillaient plus de 200 Indiens. Il s'impliquait dans les affaires du Gurdwara. Selon il, les premiers immigrants indiens sont venus au Canada pour gagner de l'argent. Ses enfants ont marié des partenaires indiens.