Skip to main content

Bolaria, B. Singh

Member of
Description
Hugh Johnston provided the first thoroughly researched study of the Komagata Maru event, basing his analysis on official accounts from both Canadian and Indian sources, as well as on the reminiscences of the only passenger still alive at the time the book was written. This book is still the landmark text on the Komagata Maru and diligently outlines the life for Indians at the turn of the 20th century, the reasons for chartering the Komagata Maru, revolutionary movements in North America, the riot at Budge Budge and the lives of many of the key players after the events of the Komagata Maru.
Description
Il est arrivé au Canada en 1954, à l'âge de 38 ans et sa famille est venue le rejoindre en 1969. Il a quatre enfants. Aux Indes, il était inspecteur dans un département de marketing. Il a décidé de venir s'établir au Canada parce qu'il est originaire du Pakistan et on lui a tout volé. Il a d'abord vécu en Angleterre pendant trois ans. Au Canada, il a trouvé un emploi dans une scierie. Les salaires étaient tous les mêmes à l'époque parce que les travailleurs étaient syndiqués. Il a vécu à Honeymoon Island pendant trois ans, puis à Port Alberny pendant 8-9 ans, jusqu'à la fermeture de la scierie. Il a changé d'emploi souvent et il était difficile de trouver du travail. A Honeymoon Island, il habitait dans une cuisine de chantier [un logement communautaire] appartenant au propriétaire de la scierie. Il vivait confortablement et les week-ends, les gens jouaient à des jeux et bavardaient. Tous les habitants de la cuisine de chantier étaient Indiens. Il est retourné aux Indes en 1967 et il croit que la situation était bien à l'époque alors qu'au moment de l'entrevue, il semblait y avoir des problèmes politiques. Il croit que la vie est meilleure au Canada : les gens ne sont pas confrontés à des problèmes majeurs s'ils travaillent. Il n'a pas été victime de discrimination dans son travail : les gens étaient polis et gentils envers lui. Il vivait confortablement au Pakistan, puis il a dû tout sacrifier pour l'indépendance. Il est ensuite venu au Canada et maintenant, il vit confortablement. Il habite à Kamloops et certains de ses enfants sont à Vancouver. Il était associé au Parti communiste et il est venu au Canada avec un visa d'étudiant. Ce dernier a établi le syndicat où Hardev travaille. Il était retourné aux Indes au moment de l'entrevue. Il croit que les immigrants indiens d'aujourd'hui quittent en raison des conditions économiques difficiles aux Indes. Ils ont de la difficulté à nourrir leur famille avec leur petit lopin de terre. Mais même au Canada, les conditions d'emploi peuvent être difficiles et plusieurs travaillent sur les fermes d'Abbotsford. Cependant, ils n'acceptent pas l'aide sociale, sauf s'ils sont en état de détresse.
Description
Il est arrivé au Canada en 1930, à l'âge de 17 ans. Il vivait en Malaisie depuis deux ans et il souhaitait venir rejoindre son cousin. Il a quitté Calcutta sur un navire de charge ; il devait dormir sur le pont, à la belle étoile, et préparer ses repas. Comme il n'a pas pu trouver de travail en raison de la dépression économique qui sévissait, il est allé à l'école pendant un an. Son cousin travaillait dans une scierie et il habitait avec lui dans le dortoir de la scierie. Il a ensuite travaillé dans cette scierie, puis sur une ferme. Il entretenait de bonnes relations avec les Blancs de son entourage. Son cousin habitait au Canada depuis 1911 et il raconte qu'à cette époque, les Indiens travaillaient très fort. Ils ne mangeaient que des pommes de terre parce qu'elles étaient gratuites. Les travailleurs immigrants des fermes dormaient par terre, dans une pièce commune. Les Indiens marchaient 60 miles [d'Abbotsford à Vancouver] le dimanche pour se rendre au Gurdwara. Il raconte que les Indiens devaient se couvrir la tête pour entrer au Gurdwara. Mais suite à des conflits entre deux groupes d'individus au Gurdwara de la 2e Avenue (à Vancouver), les autorités du temple ont décidé de permettre aux fidèles d'entrer dans le Gurdwara même s'ils ne portaient pas de turban. Il fut président de ce Gurdwara pendant deux ans. Certains furent mécontents de cette décision et ils ont établi leur propre Gurdwara. Il explique qu'il existait des divisions parmi les Indo-canadiens en raison de leur appartenance à un groupe particulier, mais ces sentiments n'existent plus aujourd'hui. Il raconte sa version de l'incident Kama Ghatta Maru. Le cousin de il a fait venir près de 400 personnes au Canada. Il a fait partie de l'armée canadienne pendant la guerre, même si les Indiens n'avaient pas le droit de vote à cette époque. Il dit que les soldats caucasiens étaient très respectueux envers lui, notamment les soldats d'origine britannique et écossaise.
Description
Il est arrivé au Canada en 1929, à l'âge de 14 ans. Avant d'immigrer au Canada, il a habité à Shanghai pendant trois ans, où il fréquentait une école anglophone. Un ami de son père qui habitait au Canada a 'adopté' Maghar afin qu'il puisse immigrer. Il a d'abord travaillé dans une usine à Duncan, puis dans une scierie. Il avait de la difficulté à trouver des emplois pendant la dépression parce que toutes les entreprises fermaient leurs portes. Le superviseur de la scierie était un ami de son 'oncle', alors ils habitaient avec lui, et non dans un dortoir avec les autres travailleurs indiens. Il se souvient d'un Blanc qui occupait un emploi identique au sien, mais qui gagnait 0,05$ l'heure de plus que lui. Maghar s'est marié au Canada en 1944. Dans les brasseries de Duncan, il y avait une salle réservée aux Indiens qui portaient une barbe et un turban ; les autres Indiens [rasés et sans turban] pouvaient s'asseoir avec les Blancs. Il partage son opinion sur l'assassinat de Mme Gandhi. A l'époque où son 'oncle' a immigré, il y avait environ 1000 Indiens au Canada. Les hommes travaillaient neuf heures par jour, six jours par semaine. Le dimanche, ils se rendaient à un Gurdwara situé à quatre miles de Duncan. Les conditions de vie étaient très difficiles à cette époque. Il mentionne un homme de Mission, qui fut le premier à couper ses cheveux, ce qui a causé de grands remous. Par la suite, plus de la moitié des Indiens ont suivi son exemple. On lui a raconté que les premiers immigrants indiens travaillaient sur les fermes et dormaient dans les étables. Par la suite, ils ont commencé à travailler dans les scieries et à vivre dans des logements communautaires fournis par l'employeur. Les Indiens [ainsi que les autres personnes d'origine asiatique et les femmes] trouvaient facilement du travail pendant la guerre parce que plusieurs hommes avaient dû s'enrôler dans l'armée. Il raconte qu'à l'origine, il existait un bel esprit d'entraide dans la communauté indo-canadienne mais qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de division, ce qu'il juge regrettable.
Description
Il est originaire du Punjab. Il est arrivé au Canada en 1930, à l'âge de 17 ans. Il était marié, mais sa femme n'a pas pu l'accompagner en raison des lois sur l'immigration en vigueur à cette époque. Elle est venue au Canada après 1948. Il a quitté les Indes parce que les conditions de vie étaient extrêmement difficiles pour les fermiers comme lui. Il explique pourquoi, selon lui, les conditions étaient si difficiles aux Indes. Il est venu à Vancouver via Calcutta et Hong Kong sur un navire moderne. Son oncle l'attendait à Vancouver. Lorsqu'il est arrivé, plusieurs scieries avaient dû fermer leurs portes, alors il a travaillé sur une ferme appartenant à des Indiens, à Kamloops, pendant quelques mois. En 1932, il fut embauché par une scierie de Mission, où il a travaillé pendant douze ans. Il vivait dans un dortoir et pratiquement tous les travailleurs étaient célibataires. Dans les scieries, les Blancs gagnaient 0,10$-0,15$ l'heure de plus que les autres parce qu'ils occupaient des postes « principaux », alors que les gens d'origine ethnique différente occupaient des emplois « physiques ». Les hommes travaillaient six jours par semaine dans les scieries et se reposaient le dimanche. On ne lui a jamais interdit d'entrer dans un pub ou au cinéma. Selon il, les Indiens étaient mieux acceptés avant les années 1970. Il se dit heureux de vivre au Canada et que grâce à son oncle qui a fait venir d'autres membres de la famille, cette dernière comptait environ 500 personnes au moment de l'entrevue. Il est allé aux Indes en 1983 et il a constaté que la majorité des Sikhs habitaient dans des villages. Il explique pourquoi, selon lui, les habitants des Indes sont mécontents [lié à des questions religieuses et aux demandes des Sikhs]. Son oncle est arrivé au Canada en 1913 et il a travaillé dans les scieries. Il croit que les premiers immigrants Indiens ont fait beaucoup pour eux. Certains ont travaillé sur des fermes et devaient dormir dans les champs, car ils n'avaient pas de foyer. Ils ne parlaient pas anglais et ils avaient de la difficulté à communiquer avec les Blancs. Les immigrants indiens travaillaient dans les fermes, dans les scieries et à la construction du chemin de fer. Il raconte que plusieurs immigrants indiens sont venus au Canada en 1906. Il n'y avait pas de Gurdwara à Vancouver à cette époque : on louait une maison, qui servait de temple, et chaque membre de la communauté contribuait généreusement pour payer le loyer. Le Gurdwara de la 2e Avenue à Vancouver fut bâti en 1908. Inder explique qu'avant la construction du temple, le gouvernement a essayé de convaincre la communauté asiatique de s'installer sur l'île de Vancouver. Après avoir visité l'emplacement proposé par le gouvernement, les représentants de la communauté indienne ont refusé de s'y installer car la région était trop sauvage ; ils ont alors commencé à songer à retourner aux Indes en pensant que les Blancs tentaient de les duper. Il décrit les événements ayant mené à la construction d'autres Gurdwaras en Colombie-Britannique.
Description
Il est le propriétaire de la scierie Terminal. Il est arrivé au Canada en 1924, à l'âge d'un an. Il a deux enfants et il est originaire du Punjab. Son père est arrivé au Canada en 1906, puis il est retourné aux Indes en 1918. Il s'est marié et il est revenu au Canada en 1924 avec sa femme et ses enfants. Son père est venu parce qu'il ne possédait pas suffisamment de terres pour faire vivre sa famille, ce qui était le cas pour de nombreux habitants de leur village. Ils ont voyagé en bateau de Calcutta à Vancouver via Hong Kong. Il a quitté l'école après la 6e année pour travailler dans les scieries, en 1936, lorsqu'il avait 14 ans. Il a dû aller travailler pour aider sa famille financièrement. Il gagnait 0,40$ l'heure, soit 0,10$ de moins que les travailleurs blancs. Il habitait à la scierie, dans un dortoir : il y a avait des dortoirs pour toutes les nationalités (Chinois, Japonais, Allemands et Indiens). Il y avait une cuisine communautaire et les conditions de vie dans le dortoir étaient assez bonnes. Il n'a pas été victime de discrimination. Il s'intéresse à la politique depuis les 25 dernières années en appuyant certains partis. Il s'implique peu dans sa communauté : il préfère la politique provinciale et nationale. Il participe à de nombreuses activités de nature politique et rencontre beaucoup de gens. Il reçoit des dignitaires indiens qui viennent au Canada. Il est très riche. Il visite les Indes 2-3 fois par année. Il a remarqué que certaines conditions s'y étaient améliorées, notamment les réseaux routiers et les transports en commun. Les conditions semblent s'améliorer peu à peu pour les fermiers, dont les terres semblent produire de plus en plus. Il croit que la communauté Sikh a toujours été divisée en deux ou trois factions, ce qui constitue sa principale faiblesse. Il croit que les indo-canadiens ont perdu leur prestige, surtout depuis qu'ils ont célébré le meurtre d'Indira Gandhi. Son père est arrivé au Canada en 1906 et il a travaillé dans les scieries de la région intérieure de la Colombie-Britannique. Il habitait dans des dortoirs avec d'autres Indiens et il avait peu de contacts avec le monde extérieur. Les Indiens voulaient obtenir le droit de vote au Canada à l'époque de la guerre. Dans les années 1930, plusieurs immigrants sont entrés de manière illégale et le gouvernement a tenté de les expulser. En 1938, le Dr. Pandhia a défendu leur cause pour qu'ils puissent rester. Il croit que le gouvernement accepte des réfugiés qui causaient des problèmes dans leur pays et qui une fois installés au Canada, causent des problèmes ici aussi.
Description
Il est arrivé au Canada en 1920, à l'âge de 14 ans, avec son père. Les conditions de vie étaient assez bonnes en Inde à cette époque, selon lui. La plupart des gens étaient fermiers et ils pouvaient facilement se nourrir parce que la nourriture était très abordable. Il a voyagé sur un navire de charge de Calcutta à Hong Kong, où il dormait sur le pont et préparait ses propres repas (les passagers devaient apporter toute leur nourriture). Le prix du billet était de 40 roupies. Il a ensuite pris un bateau de croisière de Hong Kong à Vancouver (65 roupies). Nand a pu entrer facilement au Canada parce que son père y avait vécu par le passé. Il a travaillé à Duncan, sur les chemins de fer, et il habitait dans un wagon. Par la suite, il a travaillé dans une scierie à Vancouver, où il gagnait 4$ par jour pour dix heures de travail. En 1920, la majorité des Indo-canadiens portaient un turban et entretenaient de bonnes relations avec les Blancs. Les Indiens pouvaient acheter des terres à leur guise et certains ont commencé à vouloir s'installer définitivement au Canada lorsque le gouvernement leur a donné l'autorisation de faire venir les membres de leur famille immédiate. Les jours de congé, les Indo-canadiens allaient prier au Gurdwara ou ils se rencontraient pour bavarder. Il parle des divers Gurdwaras qui existaient à cette époque. Son père est arrivé au Canada en 1906 après avoir entendu parler du pays par ses compatriotes. Son père travaillait à Vancouver : il défrichait des terres. Il gagnait 0,50$ par jour, ce qui était insuffisant pour survivre. Les Indiens mettaient donc leur argent en commun pour réussir à se nourrir adéquatement. Il explique qu'il n'y avait pas de conflits entre les immigrants indiens basés sur leur origine (Malwa, Doabba, etc.). Il raconte sa version de l'incident Kama Ghatta Maru et de l'affaire il [meurtre dans un Gurdwara]. Au début des années 1930, certains Indiens désirant immigrer au Canada modifiaient leur apparence pour ressembler à une personne déjà établie ici et prétendre qu'ils étaient 'parent-enfant'. Les Indo-canadiens ont connu d'importantes baisses salariales pendant la dépression (de 0,40$ à 0,15$ l'heure). Il raconte que parfois, certains Indiens dénonçaient des immigrants indiens illégaux pour se venger. Plusieurs ont alors commencé à se couper les cheveux et à ne plus porter leur turban afin de ne pas être reconnus. Il fut une époque où les Indiens instruits n'arrivaient pas à trouver un emploi correspondant à leurs qualifications au Canada. Certains coupaient leurs cheveux, espérant ainsi augmenter leurs chances d'obtenir un emploi convenable. Mais ce n'est que quelques années plus tard que les lois ont changé et qu'ils ont pu occuper des emplois de bureau (non physiques).
Description
Il est arrivé au Canada en 1931, à l'âge de 14 ans. Il est retourné en Inde en 1938, il s'est marié, il a divorcé et il est revenu au Canada en 1946. Il s'est remarié au Canada en 1949 avec une femme originaire du Punjab. Il est venu rejoindre son père, établi au Canada depuis 1905. Son père travaillait dans une scierie à Golden parce qu'il était difficile de trouver des emplois ailleurs en Colombie-Britannique. Il gagnait un dollar par jour, pour dix heures de travail. Il se souvient que les conditions de vie étaient difficiles au Punjab et que les méthodes agricoles étaient ardues et dangereuses. Il a voyagé sur un navire de charge de Calcutta à Hong Kong. Il dormait sur le pont et il devait préparer ses repas. Il a ensuite voyagé sur un bateau de croisière de Hong Kong à Vancouver. Au Canada, il est d'abord allé à l'école, puis il a travaillé dans une scierie près de Duncan, en 1934. Il explique que les conditions de travail étaient très pénibles, mais personne n'osait se plaindre. Les travailleurs n'étaient pas syndiqués à cette époque ; les caucasiens gagnaient 0,25$ l'heure, alors que les asiatiques gagnaient 0,90$ pour 10 heures de travail. Les Indiens et les Blancs s'entendaient bien dans le contexte de la scierie, mais plusieurs commerces interdisaient l'entrée aux Indiens. Les agents d'immeuble de Vancouver refusaient de les aider à trouver une maison dans certains quartiers ; cette interdiction était en fait une loi municipale. Les Indiens s'intéressaient beaucoup à la politique et ils envoyaient de l'argent aux partis pro-indépendantistes en Inde. Les gens se réunissaient au Gurdwara pour discuter de l'indépendance de l'Inde et ils en profitaient pour amasser des fonds pour cette cause. Il explique qu'à cette époque, les Indiens croyaient que leur séjour au Canada était temporaire et qu'éventuellement, ils retourneraient vivre en Inde. Il partage son opinion sur la situation actuelle (corruption, perte des libertés, pauvreté, infrastructure, etc.) et sur l'agitation des Sikhs en Inde. Il a obtenu la citoyenneté canadienne après 1947, quand le gouvernement a changé la loi sur l'immigration. Auparavant, comme il était parrainé par son père, il pouvait quitter le Canada et revenir à sa guise. Toutefois, il devait écrire au gouvernement à chaque année pour renouveler son permis de séjour à l'étranger. Pendant la guerre, les déplacements furent restreints pendant quatre ans et plusieurs Indo-canadiens qui étaient allées en Inde n'ont pu revenir au Canada qu'après plusieurs années. Pendant la dépression, les Indiens ne demandaient jamais l'aide sociale : la communauté indo-canadienne se cotisait pour aider les gens qui en avaient besoin. C'est à partir de cette époque que le Gurdwara de la 2e Avenue à Vancouver a décidé de nourrir gratuitement les gens dans le besoin. Il raconte comment les Indiens ont décidé de ne plus se couvrir la tête pour entrer au Gurdwara en 1950. Il trouve navrant que les nouveaux immigrants indiens ne se mêlent pas à la communauté indo-canadienne et qu'ils n'apprécient pas les sacrifices des premiers immigrants indiens.
Description
Il est arrivé au Canada en 1931. Il était âgé de 22 ans, mais il a prétendu avoir 18 ans pour qu'on le laisse entrer au Canada. Un ami de sa famille a prétendu qu'il était son père pour qu'il puisse immigrer. Il est retourné en Inde en 1940, il s'est marié, puis il est revenu au Canada en 1947. Il est venu en bateau de Calcutta jusqu'à Vancouver, via Hong Kong, où il fut hébergé dans un Gurdwara pendant la période de transit. Il raconte qu'en Inde, les gens étaient très pauvres. Il a obtenu son statut officiel d'immigrant suite aux démarches du docteur au nom d'une centaine d'autres immigrants illégaux. Au Canada, il a d'abord vendu du bois de chauffage pendant un an, puis il a travaillé dans les scieries. Il gagnait 0,08$ l'heure (et les Blancs gagnaient 0,13$ l'heure). A la scierie, les travailleurs vivaient dans des dortoirs et un cuisinier préparait leurs repas. Le bâtiment n'était pas isolé, alors les travailleurs ont dû coller du papier journal sur les murs en guise d'isolant. Il y avait une salle avec quatre baignoires en fer ; des toilettes sans eau étaient situées à l'extérieur. Bachan se souvient que le barbier de Duncan refusait de couper les cheveux et de raser la barbe des Indiens ; les Chinois coupaient leurs cheveux. Certains cinémas ne laissaient pas entrer les Indiens. Il a acheté une maison à Vancouver en 1951 et quelques familles blanches ont protesté. Les Blancs n'utilisaient pas de termes péjoratifs pour se moquer des Indiens, mais les Japonais disaient « Vous n'avez pas de roi, honte à vous ! ». Les rares jours de congé, les travailleurs de la scierie se rencontraient pour bavarder, jouer au volleyball et parfois, ils se rendaient au village pour prendre une bière. Il y avait des Gurdwaras sur les sites des scieries. Il explique qu'aujourd'hui, en Inde, les conditions de vie se sont beaucoup améliorées pour les fermiers, mais les conflits entre Sikhs et Hindous sont toujours présents. Il se souvient qu'en 1931, certains Blancs ont attaqué un Gurdwara à Vancouver. Lorsqu'il est arrivé au Canada, il n'y avait que huit ou neuf femmes indiennes à Vancouver.