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Description
iL est originaire de Jandiala, au Punjab. Il est arrivé au Canada en 1930, à l'âge de dix ans. Il s'est marié aux Indes en 1939, mais il est rentré seul au Canada. Sa famille est venue au Canada vers 1954. Son père était au Canada depuis 1906. Il est arrivé pendant la dépression et il était difficile de trouver du travail en raison de la dépression. Sa mère a dû rentrer aux Indes pendant cette période. Pour survivre, son père coupait du bois dans la forêt qu'il revendait par la suite ; il gagnait 1$ par jour. Il allait à l'école, mais il a commencé à travailler dans les scieries à plein temps lorsqu'il avait 15 ans. En 1933, travaillait 10 heures par jour à 0,10$ l'heure. Il était difficile de trouver du travail. Les travailleurs des scieries habitaient dans des dortoirs et un cuisinier préparait leurs repas. Les travailleurs étaient tous des hommes seuls, dont plusieurs avaient dû laisser femme et enfants aux Indes. Il croit que le syndicat fut implanté en 1942. Auparavant, les travailleurs seniors ne pouvaient pas acheter de maison parce que la scierie les obligeait constamment à déménager. Le syndicat a mis fin à cette insécurité d'emploi ; les gens ont donc commencé à s'installer de façon permanente et à faire venir leur famille. Chaque nationalité possédait son dortoir attitré. Les Blancs gagnaient 0,10$ l'heure de plus que les gens d'origine ethnique différente et ils occupaient les meilleurs emplois. Les conditions de travail étaient très difficiles pour les Indiens. Il convoitait un poste de niveleur, mais les employeurs préféraient accorder les promotions aux Blancs. Il s'est battu pour obtenir le poste. Les superviseurs appréciaient les Indiens parce qu'ils travaillaient pour des salaires inférieurs et ils n'étaient pas belligérants, contrairement aux travailleurs Blancs. Les Indiens étaient habitués au travail physique ardu parce qu'ils étaient des fermiers costauds. Les travailleurs caucasiens voulaient que les Indiens fassent partie du syndicat parce qu'ils craignaient que les scieries n'embauchent que les travailleurs indiens si les Blancs devenaient syndiqués. Le syndicat a unifié les travailleurs de toutes les races. Il habitait à Duncan et le barbier refusait de couper les cheveux des Indiens. Il se souvient d'avoir été dans un restaurant avec son père où tous les clients Blancs furent servis, mais lui et son père furent ignorés. Certains cinémas refusaient l'entrée aux Indiens et sur le traversier, les Indiens devaient demeurer sur le pont inférieur. Il décrit l'arrivée des syndicats dans les scieries et explique qu'après l'indépendance des Indes, les indo-canadiens furent mieux traités. Certaines scieries appartenaient à des indo-canadiens et il explique que pendant la dépression, les salaires versés aux Indiens dans ces scieries étaient inférieurs à ceux payés aux Indiens dans les scieries appartenant à des Blancs. L'arrivée des syndicats dans les scieries a mis fin aux disparités salariales basées sur la race. Il décrit la situation politique aux Indes et partage son opinion sur les exigences des Sikhs. Il décrit les indo-canadiens comme étant des personnes laborieuses et prêtes à accepter des emplois de toutes sortes. Il raconte qu'à son arrivée, la majorité des Indiens n'était pas éduquée, contrairement à aujourd'hui. Les Indiens travaillaient très fort et ils envoyaient de l'argent à leur famille aux Indes.
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Il est arrivé au Canada en 1930, à l'âge de 21 ans. Sa femme est venue le rejoindre au Canada 17 ans plus tard. Il est venu grâce à son oncle, qui a prétendu que il était son propre fils afin qu'il puisse immigrer au Canada. Il est né en 1907 et il est orphelin. Pour venir au Canada, il a pris un navire de charge à Calcutta et il a débarqué à Victoria, via Hong Kong. Le voyage a duré environ six semaines. Comme il est arrivé seul, personne ne pouvait confirmer qu'il était bien le fils d'un immigrant déjà établi. Un autre passager a prétendu qu'il connaissait son père et il a réussi à convaincre les autorités de l'immigration de le laisser entrer. Il a décidé de venir au Canada après avoir reçu une lettre d'un cousin qui venait d'immigrer aux Etats-Unis. Il est parti sans dire à personne qu'il quittait les Indes, ni même son épouse. Les conditions de vie étaient extrêmement pénibles aux Indes lorsqu'il est parti. Il est arrivé au Canada pendant la dépression économique : les emplois étaient rares et les travailleurs des scieries étaient payés seulement 0,10$ l'heure. Il était camionneur puis un jour, il a emprunté 1000$ pour démarrer une scierie à North Vill avec d'autres indo-canadiens ; cette entreprise fut un échec. Il a travaillé dans la scierie Labin Camp en 1936, où chaque nationalité habitait dans son propre dortoir. Les salaires des travailleurs indiens étaient inférieurs à ceux des Blancs. Les Indiens ne protestaient pas parce qu'ils avaient besoin de travailler. Les Blancs n'habitaient pas dans des dortoirs : ils habitaient dans des maisons, avec leur famille. Les travailleurs n'étaient pas syndiqués à cette époque. Les travailleurs des autres nationalités [Chinois, Japonais] ne se mêlaient pas aux autres. Il dit que les Blancs étaient respectueux des Indiens au travail et ailleurs. Il fut victime de discrimination dans les grandes villes. Par exemple, certains barbiers refusaient de couper les cheveux des Indiens. Certains immigrants indiens vivaient sur des fermes et leurs vêtements dégageaient des odeurs fortes; certains Blancs n'aimaient pas cette odeur et ils ont commencé à dire que tous les Indiens sentaient mauvais [appelés Hindous par les Blancs à l'époque]. Il parle de la famille Jagirdar, dont les fils possédaient des diplômes de l'Université de la Colombie-Britannique. Ces derniers devaient travailler à la scierie parce que personne ne voulait les embaucher pour des postes correspondant à leurs qualifications. En 1939, Amar Singh a dénoncé il aux autorités de l'immigration [parce qu'il n'était pas le fils d'un immigrant] et il fut arrêté. Au début de la guerre, les immigrants indiens illégaux furent finalement reconnus et on leur a demandé de s'inscrire officiellement. Mais si ces gens quittaient le Canada, ils ne pouvaient plus revenir. Certains indo-canadiens étaient affiliés à des partis en faveur de l'indépendance des Indes et ils versaient de l'argent à ces partis. Les travailleurs se sont syndiqués en 1940 et les salaires ont augmenté par la suite. Les travailleurs Blancs étaient en faveur des syndicats. En 1929, il y avait deux Gurdwaras : un à Vancouver et un à Victoria. Puis on a bâti un Gurdwara à la scierie Mayo, où travaillaient plus de 200 Indiens. Il s'impliquait dans les affaires du Gurdwara. Selon il, les premiers immigrants indiens sont venus au Canada pour gagner de l'argent. Ses enfants ont marié des partenaires indiens.
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Le professeur Basran a interviewé un homme de Golden, en Colombie-Britannique, qui possède quelques collections anciennes sur les Sikhs venus à Golden à la fin du 19e siècle, début 20e siècle. Ses parents connaissaient des Sikhs à cette époque. Le professeur souhaitait connaître le sort des Sikhs de la région avant 1903. En 1910, il était âgé de 6 ans ; il se souvient que les Sikhs étaient déjà établis et qu'ils avaient leur temple. Une petite scierie fut bâtie vers 1880 et elle fut agrandie de 1908 à 1910. Il y avait environ une quarantaine d'Hindous qui y travaillaient en 1880. Il allait au temple avec ses parents et ils se sont liés d'amitié avec les Hindous. Le temple consistait en une grande salle de 20x40. Plusieurs Hindous habitaient sur des fermes à Golden. Ils consommaient beaucoup de lait, qu'ils achetaient de la ferme du son père, entre autres. Vers 1910, les immigrants indiens étaient tous des hommes et ils portaient presque tous des turbans. Les femmes sont venues lorsque la loi sur l'immigration a changé, en 1919. Ces hommes habitaient dans des dortoirs et ils mangeaient dans une salle commune. Ils avaient une grande pièce pour s'asseoir lorsque le temps était mauvais. Dans la scierie, il y avait très peu de machines et tout le travail était fait à la main. Il explique que les Indiens de Golden étaient plus grands que la moyenne et très costauds. Ils étaient très respectables et ils soignaient leur apparence. Ils travaillaient fort, ils étaient honnêtes, ils étaient très religieux et ils étaient tous sikhs. Ils ont acheté des vaches qu'ils gardaient dans un étable, derrière l'édifice. Les vaches allaient paître dans les champs entourant la scierie et les Hindous en prenaient soin. Les Hindous se rencontraient au temple tous les dimanches parce qu'ils n'avaient rien d'autre à faire. Les services avaient lieu en soirée, mais on ne servait pas de repas après les services. Il se souvient avoir aidé les Hindous à traire les vaches lorsqu'ils étaient trop occupés et en échange, ils lui donnaient des crêpes et du Saag. Le temple fut démoli en 1927, après la fermeture de la scierie et le départ des Hindous.
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Il est arrivé au Canada en 1927, à l'âge de trois ans. Son grand-père a ouvert une scierie au Canada et il a fait venir il et sa famille quelques années plus tard. Il a fait ses études à Vancouver et il a quitté l'école en 11e année. Il a travaillé dans une scierie avec des gens de toutes les nationalités. En raison de la dépression économique, tous les travailleurs s'entraidaient et partageaient leur nourriture avec ceux qui en avaient besoin. Il croit que les Indiens ne cherchent pas à développer des amitiés et que les Blancs ne cherchent pas à se rapprocher des Indiens parce que ces derniers refusent d'agir comme des Canadiens. Il se souvient qu'à l'origine, les Indiens participaient à des parades où toutes les nationalités étaient représentées alors qu'aujourd'hui, ils veulent avoir leur propre parade. Il croit que de telles attitudes sont la source du racisme entre les Blancs et les indo-canadiens. Bunt dit ne pas avoir été harcelé lorsqu'il allait à l'école. Son grand-père est arrivé au Canada vers 1915. Il est venu en bateau, dans des conditions difficiles, et le voyage a duré trois mois en raison de nombreuses escales. Son grand-père a travaillé dans les scieries. Les conditions de vie étaient tellement difficiles aux Indes qu'il a décidé d'immigrer au Canada. Il a choisi le Canada parce que sa famille possédaient des scieries et ils ont encouragé les membres de leur famille à venir les rejoindre pour travailler. Son père, a aussi travaillé dans les scieries et il était champion canadien de lutte. Sa conjointe est d'origine britannique. Son grand-père avait fiancé il à une jeune femme riche aux Indes, mais il est tombé amoureux d'une jeune Blanche et l'argent ne l'intéressait pas. Lorsqu'elle est devenue enceinte, son père l'a menacé de le tuer ou de le renvoyer aux Indes. Elle fut envoyée à Victoria pour avoir l'enfant et l'éloigner, mais ils furent réunis par la suite. Elle est maintenant acceptée par sa belle-famille et sa famille aime beaucoup il. Il était alcoolique et fut envoyé en prison à 52 reprises pour des altercations lorsqu'il était en état d'ébriété. Il a trois enfants, mais il n'a jamais marié la mère de ses enfants. Il a cessé de boire lorsqu'on lui a confisqué son permis de conduire pour dix ans. Il n'est jamais retourné aux Indes parce qu'il n'avait pas la documentation nécessaire. Il n'est pas venu au Canada pour devenir riche : il se contente de profiter de la vie. Il raconte qu'à l'époque, les Indiens étaient pacifiques mais qu'aujourd'hui, ils causent des problèmes [manifestations, etc.]. Il croit que ces indo-canadiens devraient demeurer aux Indes s'ils souhaitent protester des questions politiques indiennes. Il croit que la communauté indienne a commencé à vivre des problèmes dans les années 1960, lorsque le nombre d'immigrants indiens a augmenté considérablement.
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Elle est arrivée au Canada à l'âge de 19 ans. Son beau-père a immigré en 1914 et son mari est venu le rejoindre dix ans plus tard, en 1924. Il est rentré aux Indes en 1937, il s'est marié, puis il est revenu au Canada avec elle. Les conditions de vie au Canada n'étaient pas très bonnes à cette époque. Ils ont voyagé sur un navire de charge de Calcutta à Hong Kong, où les passagers devaient subir un examen médical. Elle souffrait d'une infection aux yeux, alors ils ont dû attendre trois semaines à Hong Kong. Ils ont ensuite voyagé sur un navire britannique jusqu'à Vancouver. Il leur a fallu deux mois pour se rendre de Calcutta à Vancouver et elle était très malade. Son mari a d'abord travaillé pou le CFCP. Il a ensuite acheté des terres et des scieries, qu'il a dû vendre lorsqu'il est devenu malade. Elle raconte que les Blancs n'aimaient pas les Indiens à l'époque et qu'on leur refusait l'accès à certains services [coiffure]. Les Blancs les ont empêchés de bâtir le Gurdwara parce qu'ils craignaient que les Indiens utilisent ces assemblées pour se rebeller de leurs conditions difficiles. Les premiers immigrants étaient illégaux, alors ils ne pouvaient pas s'acheter une maison. Elle et son mari étaient malheureux lorsqu'ils sont arrivés au Canada parce que la vie était plus agréable pour eux aux Indes. Au Canada, ils devaient travailler très fort pour peu d'argent. Lorsqu'ils ont acheté leur ferme, les Blancs refusaient de travailler pour eux alors ils ont embauché des travailleurs d'origine chinoise et japonaise. Les Blancs ont par contre accepté de travailler dans leur scierie. Elle est retournée aux Indes en 1962. Selon elle, les Indiens s'entraidaient davantage à l'époque où elle est arrivée au Canada. Elle avoue que les membres de la communauté indo-canadienne ne savent pas vraiment ce qui se passe présentement aux Indes et quelles sont les revendications des citoyens parce qu'ils n'habitent plus dans ce pays. Elle dit que les enfants des immigrants indiens agissent comme des Blancs et que la plupart comprennent le Punjabi, mais ils sont incapables de le parler. Elle préfère se lier d'amitié aux immigrants indiens de longue date, car elle avoue avoir peu en commun avec les nouveaux immigrants. Ils ont donné un terrain pour bâtir le Gurdwara et ils ont bâti des maisons sur leur terre agricole, qu'ils louaient par la suite.
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Elle est née en 1906 et elle est arrivée au Canada en 1928 avec son fils et son mari. Après avoir vécu au Canada pendant 20 ans, ils sont retournés aux Indes pour que leurs enfants puissent connaître leur famille. Dans son village indien, son mari fut élu Sarpach par les habitants et il a fait beaucoup pour eux. Il est revenu au Canada 10 ans plus tard. Pour venir au Canada, il ont voyagé en bateau de Calcutta à Victoria, via Hong Kong ; ce voyage a duré deux mois. Les repas étaient compris dans le prix du billet mais autrefois, les gens devaient préparer leurs repas sur le navire. Lorsque son mari est venu au Canada pour la première fois, il a effectué la traversée sur un voilier et il a été malade. Les premiers immigrants indiens travaillaient sur les fermes et les fermiers leur permettaient de prendre des produits de la ferme. Mais les Indiens travaillant dans les scieries recevaient un salaire inférieur à celui des travailleurs blancs. Les salaires sont devenus égaux à l'époque de l'indépendance des Indes. Certains vivaient dans les scieries, mais ils n'avaient pas beaucoup d'argent. Chaque groupe ethnique vivait dans une habitation différente, chacune dotée de son propre cuisinier. Au début, les travailleurs des scieries n'étaient pas syndiqués, alors les Indiens devaient donner des pots-de-vin ou de l'alcool aux responsables pour obtenir du travail. Le syndicat fut établi après la guerre et son mari, it fut président du syndicat. Avant la guerre, les Indiens travaillant dans les scieries étaient payés 0,10$ à 0,15$ l'heure. La guerre a créé de l'emploi car il fallait du bois de sciage et des gens pour travailler dans les scieries. Elle et son mari sont retournés aux Indes après la partition. Certaines scieries appartenaient à des Indiens et quand les temps étaient difficiles, les Indiens s'entraidaient. Mais par la suite, cet esprit d'entraide a disparu. Son mari s'est beaucoup impliqué dans les affaires du Gurdwara lorsqu'ils sont revenus des Indes. Les cérémonies du Gurdwara se terminaient très tard, alors Punjab refusait souvent d'accompagner son mari : elle restait à la maison pour s'occuper des enfants. Elle croit que les Singhs sont différents, avec leur propre façon de parler, et qu'ils n'ont aucun égard envers les autres. Les gens se disputent dans les Gurdwaras depuis longtemps, pour des raisons qui semblent anodines. Les personnes impliquées dans le Gurdwara devaient tout sacrifier, alors Punjab et son mari ont eu une vie très difficile ; elle ne pouvait jamais sortir parce qu'il était toujours au Gurdwara. Ils n'avaient pas d'argent parce que son mari ne travaillait pas mais lorsqu'il a commencé à travailler, ils ont bâti une maison et ils ont pu acheter des biens. Son mari n'a jamais voulu amasser de l'argent, contrairement à certains. Il a fait beaucoup de bénévolat. Ils envoyaient de l'argent dans leur village d'origine pour ouvrir des écoles. Les premiers Indiens venus au Canada travaillaient sur les chemins de fer et dans les scieries. A l'époque, les jeunes âgés de plus de 18 ans ne pouvaient pas venir au Canada, alors plusieurs falsifiaient leurs documents et prétendaient venir rejoindre leur père. Le gouvernement a adopté une loi par la suite pour mettre fin à cette pratique.
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Il est arrivé au Canada à l'âge de 18 ans. Son épouse est demeurée en Inde parce qu'elle était malade ; elle est décédée peu après son départ. Il est venu pour gagner de l'argent et améliorer son niveau de vie. En Inde, les fermiers avaient de la difficulté à joindre les deux bouts et la plupart ne possédaient que cinq acres. Il a voyagé en bateau de Calcutta à Vancouver, via Hong Kong. Sur le navire, les voyageurs indiens devaient demeurer sous une tente, sur le pont, alors que les Blancs voyageaient en première classe. A son arrivée, il a travaillé à la scierie Fraser, où travaillaient environ 500 Indiens. Ces derniers gagnaient 0,05$ l'heure de moins que les travailleurs caucasiens, même s'ils travaillaient beaucoup plus fort. Les travailleurs vivaient dans un logement communautaire fourni par la scierie et ils employaient un cuisinier. Il raconte que certaines brasseries refusaient de servir les Indiens. Il partage son opinion sur l'agitation des Sikhs en Inde et sur l'assassinat d'Indira Gandhi. Son père est venu au Canada en 1907, avec plusieurs autres habitants de son village, mais il est retourné vivre en Inde en 1938. Son père a d'abord travaillé sur une ferme, puis dans une scierie. À cette époque, les Indiens aidaient leurs compatriotes à trouver des emplois dans les scieries. Ceux qui travaillaient sur les fermes habitaient dans l'étable, avec les animaux, et les fermes appartenaient à des Blancs. Pendant la guerre [première guerre mondiale], plusieurs Indo-canadiens ont pu acheter des terres parce que certains propriétaires n'arrivaient plus à payer leurs taxes. Il raconte qu'il était impossible pour les Indiens instruits d'obtenir un emploi dans leur domaine au Canada ; plusieurs devaient accepter des métiers inférieurs dans les scieries, même s'ils avaient étudié au Canada. Il croit qu'il est préférable de vivre au Canada parce qu'en Inde, une personne doit payer des pots-de-vin pour démarrer une entreprise ou obtenir un emploi désirable. Il décrit un conflit qui a occasionné une division des Gurdwaras. Il parle également des événements de 1952, lorsque certains ont commencé à fréquenter les Gurdwaras sans se couvrir la tête.
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Il est arrivé au Canada en 1929, à l'âge de 14 ans. Avant d'immigrer au Canada, il a habité à Shanghai pendant trois ans, où il fréquentait une école anglophone. Un ami de son père qui habitait au Canada a 'adopté' Maghar afin qu'il puisse immigrer. Il a d'abord travaillé dans une usine à Duncan, puis dans une scierie. Il avait de la difficulté à trouver des emplois pendant la dépression parce que toutes les entreprises fermaient leurs portes. Le superviseur de la scierie était un ami de son 'oncle', alors ils habitaient avec lui, et non dans un dortoir avec les autres travailleurs indiens. Il se souvient d'un Blanc qui occupait un emploi identique au sien, mais qui gagnait 0,05$ l'heure de plus que lui. Maghar s'est marié au Canada en 1944. Dans les brasseries de Duncan, il y avait une salle réservée aux Indiens qui portaient une barbe et un turban ; les autres Indiens [rasés et sans turban] pouvaient s'asseoir avec les Blancs. Il partage son opinion sur l'assassinat de Mme Gandhi. A l'époque où son 'oncle' a immigré, il y avait environ 1000 Indiens au Canada. Les hommes travaillaient neuf heures par jour, six jours par semaine. Le dimanche, ils se rendaient à un Gurdwara situé à quatre miles de Duncan. Les conditions de vie étaient très difficiles à cette époque. Il mentionne un homme de Mission, qui fut le premier à couper ses cheveux, ce qui a causé de grands remous. Par la suite, plus de la moitié des Indiens ont suivi son exemple. On lui a raconté que les premiers immigrants indiens travaillaient sur les fermes et dormaient dans les étables. Par la suite, ils ont commencé à travailler dans les scieries et à vivre dans des logements communautaires fournis par l'employeur. Les Indiens [ainsi que les autres personnes d'origine asiatique et les femmes] trouvaient facilement du travail pendant la guerre parce que plusieurs hommes avaient dû s'enrôler dans l'armée. Il raconte qu'à l'origine, il existait un bel esprit d'entraide dans la communauté indo-canadienne mais qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de division, ce qu'il juge regrettable.
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Il est arrivé au Canada en 1954, à l'âge de 38 ans et sa famille est venue le rejoindre en 1969. Il a quatre enfants. Aux Indes, il était inspecteur dans un département de marketing. Il a décidé de venir s'établir au Canada parce qu'il est originaire du Pakistan et on lui a tout volé. Il a d'abord vécu en Angleterre pendant trois ans. Au Canada, il a trouvé un emploi dans une scierie. Les salaires étaient tous les mêmes à l'époque parce que les travailleurs étaient syndiqués. Il a vécu à Honeymoon Island pendant trois ans, puis à Port Alberny pendant 8-9 ans, jusqu'à la fermeture de la scierie. Il a changé d'emploi souvent et il était difficile de trouver du travail. A Honeymoon Island, il habitait dans une cuisine de chantier [un logement communautaire] appartenant au propriétaire de la scierie. Il vivait confortablement et les week-ends, les gens jouaient à des jeux et bavardaient. Tous les habitants de la cuisine de chantier étaient Indiens. Il est retourné aux Indes en 1967 et il croit que la situation était bien à l'époque alors qu'au moment de l'entrevue, il semblait y avoir des problèmes politiques. Il croit que la vie est meilleure au Canada : les gens ne sont pas confrontés à des problèmes majeurs s'ils travaillent. Il n'a pas été victime de discrimination dans son travail : les gens étaient polis et gentils envers lui. Il vivait confortablement au Pakistan, puis il a dû tout sacrifier pour l'indépendance. Il est ensuite venu au Canada et maintenant, il vit confortablement. Il habite à Kamloops et certains de ses enfants sont à Vancouver. Il était associé au Parti communiste et il est venu au Canada avec un visa d'étudiant. Ce dernier a établi le syndicat où Hardev travaille. Il était retourné aux Indes au moment de l'entrevue. Il croit que les immigrants indiens d'aujourd'hui quittent en raison des conditions économiques difficiles aux Indes. Ils ont de la difficulté à nourrir leur famille avec leur petit lopin de terre. Mais même au Canada, les conditions d'emploi peuvent être difficiles et plusieurs travaillent sur les fermes d'Abbotsford. Cependant, ils n'acceptent pas l'aide sociale, sauf s'ils sont en état de détresse.
Creator: Sharma, Hari
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Darshan Singh Sangha est arrivé au Canada en 1937, à l'âge de 19 ans. Il est né en 1918. Sa famille était pauvre. Ses parents avaient de la difficulté à payer ses frais de scolarité, mais il a réussi à se rendre jusqu'à la 10e année. Plusieurs personnes pauvres de son village sont venues au Canada en 1906 et leur situation économique s'est grandement améliorée. Son oncle était impatient de venir le rejoindre au Canada, alors il a obtenu une lettre d'admission à l'université pour lui, ce qui lui a permis d'obtenir un passeport. Son père a vendu des terres afin d'obtenir les 800 roupies nécessaires pour payer son voyage au Canada. De Calcutta, il a pris un navire de charge jusqu'à Hong Kong qui transportait d'autres passagers. Plusieurs avaient quitté le Punjab pour se rendre à Shanghai et Rangoon, mais il était le seul en route vers le Canada. Il a voyagé via Singapore, Rangoon, Saigon et Hong Kong. À Hong Kong, il est allé au Gurdwara [temple] où il a habité pendant un mois, en attendant le départ de son navire. Plusieurs Indiens faisaient partie de la police et de l'armée à Hong Kong. Il lui a fallu 6 jours pour se rendre à Shanghai sur un bateau local en raison d'une tempête. De Shanghai, il a voyagé sur le navire Empress of Japan jusqu'à Vancouver. À Shanghai, plusieurs Indiens sont montés à bord du navire pour se rendre au Canada. Plusieurs passagers furent malades pendant le voyage. Quatre navires différents effectuaient cette route. Il voyageait en 3e classe sur un bateau de luxe. Il y avait une salle à diner, mais [les passagers de 3e classe ne pouvaient pas y aller et] ils devaient préparer leurs repas. Lorsqu'il a quitté sa demeure, sa mère lui a demandé de ne pas couper ses cheveux, mais les passagers du bateau lui ont suggéré le contraire. Le barbier du navire a donc coupé ses cheveux. Dans ses bagages, il transportait de la literie, du bois, de la nourriture crue et d'autres produits. Il craignait la pauvreté aux Indes, alors il n'a jamais songé à y retourner. À cette époque, la communauté indienne était propriétaire des scieries Kapoor et Mayo à Vancouver. La communauté indienne vivait sur la 2e Avenue et la 3e Avenue à Vancouver. De Vancouver, il est déménagé à Victoria. Les gens habitaient dans des dortoirs et des cuisines de chantier, où les repas étaient préparés en commun grâce aux contributions financières de chacun. Il y avait très peu de familles indiennes au Canada à cette époque. La dépression était terminée et le pays se remettait des conditions économiques difficiles. Il a trouvé du travail à la scierie Kapoor, où il estampillait les planches pour 0,25$ l'heure. Il a ensuite trouvé un emploi à la scierie Mayo à 0,40$ l'heure. Il a travaillé pendant 5 mois et accumulé 500$ pour payer ses frais de scolarité. Dans les scieries, il n'y avait pas de discrimination, mais les gens n'avaient pas de vie sociale. Les familles vivaient ailleurs, alors les célibataires étaient isolés de leur famille. En 1937, il fut admis à l'Université de la Colombie-Britannique, mais il ne comprenait pas l'anglais. Il connaissait un jeune indien nommé Mattu qui avait étudié au Canada, mais il n'a pas réussi à se lier d'amitié avec ce dernier. Il était conscient des problèmes politiques sévissant dans son village parce qu'il s'intéressait à la politique lorsqu'il habitait aux Indes. Baba Bhag Singh a publié le Hindustan Times, qui a ensuite fermé ses portes. Le Groupe Akali, le parti Congress, les Socialistes et les Communistes travaillaient tous ensemble. Il n'y avait pas de syndicat à la scierie Mayo à cette époque. En 1939-1940, il a rencontré des gens associés au Parti communiste. Il y avait quelques groupes du parti Ghadar au Canada nommés Kirti Kisan. Le Parti communiste fut établi, mais il était plus actif dans les villes et chez les étudiants. En 1914, le mouvement Ghadar était actif et publiait le Ghadar Di Gunj au Canada, que l'on envoyait aux Indes. Le mouvement Akali [un groupe qui tentait de contrôler le Gurdwara] en faveur de la libération du Gurdwara était aussi actif. En Espagne, il y avait une guerre civile. Il fut l'unique Indien à participer au rassemblement de 5000 personnes tenu dans un auditorium de Vancouver. Le lendemain, il est devenu membre de la Ligue des jeunes communistes et il est devenu un membre actif du parti. Les gens avaient souvent tenté de former un syndicat, mais ce dernier était toujours démantelé et plusieurs leaders furent tués. Il fut inspiré par le mouvement d'indépendance des Indes. Les sympathisants du parti communiste organisaient des assemblées à l'université. Au Gurdwara de la 2e Avenue, les anciens, qui étaient illettrés, étaient impatients de connaître les nouvelles internationales. Au Gurdwara et dans les scieries, ils discutaient de l'indépendance des Indes et d'autres questions touchant la communauté. Des informateurs rapportaient ces activités aux agents d'immigration. Les autorités de l'immigration sont venues le chercher. Il a donc dû quitter Vancouver et il s'est rendu à Windfield, près d'Edmonton, dans une scierie où Ram Chander et Hazara Singh Garcha lui ont trouvé un emploi à 0,10$ l'heure. Il a travaillé pendant 4 mois. Les salaires étaient plus élevés dans le Nord de la Colombie-Britannique, alors il a quitté Windfield avec ses deux copains pour travailler à la scierie Band. Ils habitaient dans la cuisine de chantier. Il n'a eu aucun contact avec le Parti communiste pendant très longtemps. Il n'a pas contacté sa famille pendant de nombreuses années, car il ne pouvait pas signer les lettres avec son véritable nom. Pendant ce temps, il a vu dans les journaux que le Dr. Pandia s'était rendu à Ottawa pour régler la cause des immigrants illégaux. Le gouvernement a décidé que tous devaient présenter une demande officielle et être traités comme des résidents permanents. Il est donc revenu à Vancouver avec 350$ en poche. Avec ses confrères, il a amassé 4000$ en allant de maison en maison et il a envoyé l'argent à Pandia. Ce dernier habitait dans des hôtels de luxe à Ottawa tout en travaillant sur le dossier. Grâce aux initiatives de Pandia, environ 350 dossiers d'immigration furent résolus. Il est ensuite allé travailler à la scierie Kapoor Barnette. Il a reçu une lettre l'intimant de se joindre à l'effort de guerre. Il a participé à un camp d'entraînement de l'armée. Après 4 mois d'entraînement, on l'a renvoyé et il est retourné travailler dans les scieries. Pendant ce temps, le Gurdwara a déclaré qu'étant donné que les Indiens ne jouissaient pas de droits égaux au Canada, on ne pouvait pas les obliger à s'enrôler dans l'armée. Par la suite, le gouvernement a décidé de ne plus recruter d'Indiens dans l'armée. À la scierie, il animait des conférences sur les droits des travailleurs et sur les activités du Parti communiste. Kuldip Singh Bains et Ratan Singh sont devenus membres du Parti communiste. Il a également décidé de se battre pour les Indes et d'y retourner en 1940. Après un séjour de deux semaines au Japon, on l'a informé que des activistes du Parti communiste de San Francisco avaient été capturés à Shanghai. Il est donc retourné à Vancouver. Lorsqu'il est arrivé, il n'a pas réussi à trouver du travail, alors il est allé à Victoria où il a trouvé un emploi dans une scierie. Il habitait dans une maison fournie par la compagnie qu'il partageait avec 4 autres personnes. Ils avaient le téléphone et la radio. Après la dépression, les gens trouvaient facilement du travail. Les salaires étaient d'environ 0,45$ l'heure. L'IWA [International Woodworkers of America] avait moins d'influence sur les travailleurs, sauf dans les petites scieries. Les Communistes influençaient l'IWA. Il s'impliquait dans les activités syndicales et lisait de la littérature marxiste, socialiste et communiste. En 1942, il a commencé à animer des réunions ouvertes dans les usines pour promouvoir les activités syndicales. En 1939, un mouvement anti-communiste est apparu. Les Communistes étaient isolés des gens. Après l'attaque de l'URSS, le Parti communiste est sorti de l'ombre. Le communisme était davantage accepté, ce qui a facilité la vie des syndicats. Personne n'était sympathique à la cause des Japonais en 1941 lorsqu'ils furent expulsés du Canada. Les Japonais ne s'impliquaient pas dans la cause communiste, ni dans l'IWA, alors personne ne les a défendus. Les syndicats s'organisaient hors du Gurdwara. Les propriétaires des scieries exerçaient une certaine influence sur les Gurdwaras et ils s'opposaient aux syndicats. Des syndicats étaient déjà établis dans l'industrie minière et dans l'industrie du transport de marchandise. Mais dans l'industrie du bois de sciage, on a formé plusieurs syndicats qui ont par la suite été démantelés suite à des menaces et à des actes de violence physique. On lui a même offert un bon emploi de bureau dans une scierie à condition qu'il quitte le syndicat; il a refusé. Il a obtenu l'appui des membres du parti qui étaient Blancs. Il est devenu leader des travailleurs. En 1940, il y avait une pénurie de main-d'œuvre en raison de la guerre. En 1942-1943, après avoir contacté des gens, il a mis sur pied un syndicat. Son but était de rassembler les travailleurs Hindustani. Il s'est aussi associé aux organisateurs syndicaux caucasiens. Dans les scieries indiennes, il était difficile d'établir un syndicat car les travailleurs craignaient de perdre leur emploi. De plus, la plupart des travailleurs étaient des membres de la famille des propriétaires, où du moins, ils souhaitaient entretenir des relations cordiales avec eux. En 1946, l'IWA fut établie. Le syndicat a demandé une hausse des salaires de 25%, une semaine de travail de 40 heures, la sécurité syndicale [afin qu'un travailleur ne soit pas congédié parce qu'il fait partie du syndicat], la déduction des cotisations syndicales gérée par l'employeur, le temps supplémentaire rémunéré à temps et demi, et des vacances à chaque année. Ces exigences ont occasionné une grève majeure en Colombie-Britannique qui a duré 30 jours. Plusieurs se sont joints au syndicat pendant la grève. On leur a finalement accordé la semaine de travail de 40 heures, une hausse des salaires de 12,5%, le temps supplémentaire payé à temps et demi, deux semaines de vacances par année et la déduction à la source des cotisations syndicales. Ils n'ont pas obtenu la sécurité syndicale. Par la suite, le syndicat est devenu très fort. Les leaders du syndicat étaient également les leaders du parti. Pendant la guerre froide, les révolutionnaires ont perdu du terrain et la militarisation a augmenté. Les scieries se chargeaient de loger et de nourrir leurs travailleurs indiens. La plupart des travailleurs étaient célibataires. Les familles sont arrivées surtout dans les années 1930. Ils préparaient leurs repas dans les cuisines de chantier. Un cuisinier était payé par les habitants de la cuisine, où vivaient jusqu'à 40 personnes. Ils ont formé des comités de gestion de la cuisine pour les travailleurs et ils apportaient des journaux indiens. Lorsqu'une personne arrivait des Indes, on la nourrissait gratuitement jusqu'à ce qu'elle trouve du travail. La nourriture était gratuite pendant une semaine. Les étudiants travaillaient dans les scieries pendant l'été. La moitié de leur salaire était déduite pour payer leurs frais de scolarité. Le rôle du cuisinier était de favoriser l'unité parmi les travailleurs. En 1946, le mouvement indépendantiste des Indes a pris de l'ampleur. Les Indo-Canadiens étaient des sympathisants de Gandhi, Nehru, Congress et Akali. Le Parti Ghadar fut écrasé par le gouvernement canadien en 1917. Les gens étaient en faveur du Parti Ghadar, mais ce dernier n'existait plus en 1946. En 1945, il a écrit un livre. Auparavant, il a écrit des articles sur les Indes. Il amassait des articles tirés des revues gauchistes et il a monté sa propre bibliothèque sur le Marxisme et l'immigration asiatique. Les Indiens ne pouvaient pas obtenir d'emplois spécialisés même s'ils possédaient des diplômes adéquats. Ils travaillaient tous dans l'industrie du bois de sciage et on leur donnait des tâches inférieures. Dr. Sadhu Singh Dhami, Mattu (diplôme de UBC) et M. Garcha (M.Sc.) travaillaient dans des scieries. Les Indiens étaient souvent victimes de discrimination. Ils ne pouvaient pas acheter des terres, les barbiers refusaient de couper leurs cheveux et plusieurs restaurants leur refusaient l'accès. La Loi sur la citoyenneté est entrée en vigueur en 1947. Initialement, il refusait de retourner aux Indes. Après être devenu membre du Parti communiste, il fut sensibilisé au socialisme : il se sentait incapable d'adopter la culture canadienne et de se sentir chez lui, alors il a décidé de rentrer aux Indes. Il souhaitait améliorer les conditions aux Indes et entreprendre une révolution. Cette idée lui est venue en 1942-1943. En 1946, il a discuté de cette question avec un leader du parti. En octobre 1947, il a quitté le Canada. En 1946, une loi générale fut adoptée stipulant que toute personne arrivée à un certain moment obtenait automatiquement la citoyenneté, alors il a obtenu son passeport canadien. De New York, il a voyagé pendant 6-7 mois pour se rendre aux Indes en bateau. Il est demeuré 15 jours à Bombay avec des membres du Parti communiste. De Bombay, il s'est rendu à Delhi, puis à Jalandhar. Il s'est rendu directement au bureau du Parti communiste, puis il est allé dans son village. Personne ne prévoyait s'établir au Canada de façon permanente. Même les propriétaires des scieries Kapoor et Mayor n'ont pas fait venir leurs parents. Pendant les années 1930, plusieurs familles sont venues au Canada. En 1945, les Indiens ont commencé à se marier au Canada. ;Darshan Singh Sangha came to Canada in 1937 at the age of 19. He was born in 1918. The family was poor. It was difficult even to pay school fees but he finished 10th grade. Many poor people from his village came to Canada in 1906 and became well off. His uncle was eager to get him to Canada so he got him a letter of admission from the university. On that basis he got his passport. His father sold his half of the land to raise 800 rupees for his fare to Canada. From Calcutta he took a cargo ship to Hong Kong in which other poor passengers were also traveling. Many people from Punjab were heading to Shanghai and Rangoon, but nobody else was going to Canada. The voyage was via Singapore, Rangoon, Saigon and Hong Kong. In Hong Kong he went to the Gurdwara [temple] and stayed for one month until the next ship sailed. There were Indian people serving in the police and army in Hong Kong. Then he took local ship for Shanghai. On the way there was a storm and it took 6 days to get there. From Shanghai he took a ship called the Empress of Japan to Vancouver. In Shanghai many Indian people heading to Canada joined the ship. Many people fell sick on board the ship. Four ships operated on that route. It was a fancy ship but they were traveling 3rd class. There was a dining room on the ship but the company allowed them to prepare their own food. When he left home his mother advised him not to cut his hair but the passengers on the ship advised him to get his hair cut. The barber on the ship cut his hair. He brought bedding, wood, raw food and other material in his luggage. Being afraid of poverty in India he never considered returning to India. The Indian community had the Kapoor and Mayo saw mills in Vancouver at that time. The Indian community lived on 2nd and 3rd Avenue in Vancouver. From Vancouver he went to Victoria. People lived in bunk houses and in cookhouses, where they made food cooperatively by each person contributing some money. There were very few Indian families in Canada at that time. The Depression was over and the country was coming out of the bad economic conditions. He got work at the Kapoor mill stamping on boards for 25¢ per hour. Then he went to the Mayo mill for 40¢ cents an hour. He worked for 5 months and accumulated $500 to pay his tuition fees. In the mills there was no discrimination but they had no social life. Families lived separately so single people did not have contact with them. In 1937 he was admitted to the University of British Columbia. He had to face the problem of not knowing English. Even with an Indian student, Mattu, who graduated in Canada, he could not make friends with him. He was aware of political matters from the village. His village was very active in politics. Baba Bhag Singh published Hindustan Times but later it was closed. The Akali group, Congress, Socialists, Communists, were all working in collaboration. There was no union at the Mayo saw mill at that time. In 1939-40 he came in contact with communist people. At that time there were few groups in Canada called Kirti Kisan group, Ghadar party. The Communist party was also formed but was more active in cities and among the students. In 1914 the Ghadar movement was active and publication of Ghadar Di Gunj from Canada also reached India. Akali movement [a group trying to get control of the Gurdwara] for liberation of Gurdawa was functioning. In Spain there was civil war. He was the only Indian person to attend a big gathering of 5,000 people held in a big auditorium in Vancouver. The next day he joined the Young Communist League and became active member of the party. Before that many times they tried to form a union but they were always broken and many leaders were killed. He was inspired by the freedom movement of India. Sympathizers of the Communist party held meetings at the university. At the 2nd Avenue Gurdwara the elders who were uneducated were eager to hear world news. They discussed the freedom of India and other community issues in the Gurdwara and in the mills. These activities were reported to the immigration office by certain elements. The immigration authorities came in search of him. In these circumstances he left Vancouver and went to Winfield near Edmonton. There in a mill Ram Chander, Hazara Singh Garcha helped him get a job for 10¢ an hour. He worked there for 4 months. In northern BC the wages were better so all three of them left that mill and joined Band mill. They lived in a bunk house. He had no communication with the Communist party for a long period. He had no contact with family for years as he could not write letters under his own name. In the meantime he saw in the newspaper that Dr. Pandia's had gone to Ottawa to solve the issue of illegal immigrants. The government handed down a decision that all must apply and be treated as landed immigrant. So he came to Vancouver with $350. He and some others collected $4,000 by going from house to house, which they gave to Pandia who lived lavishly in hotels in Ottawa while working on the case. The result of Pandia's initiatives was that about 350 people's immigration cases were solved. Then he went to work at Kapoor's Barnette mill. He got a letter to report for military training for the War. He attended an Army training camp. After 4 months training he was sent back and he went back to work at the mill. In the meantime the Gurdwara decided that since they didn't have equal rights in Canada they should not have to serve in the military. After that the government decided not to recruit them for training in the army. In the mill he used to give lectures on the rights of the workers and about the activities of the Communist Party. Kuldip Singh Bains and Ratan Singh became member of the Communist party. He also made up his mind to fight for India and in 1940 he went to India. After staying 2 weeks in Japan he got information that activists from the Communist party of San Francisco has been caught in Shanghai. He went back to Vancouver. On reaching Vancouver he could not get a job so he went to Victoria and worked in a mill there. He lived in a house provided by the company which was shared by 4 people, where they had telephone and radio. With the Depression over, people easily got jobs. Wages were about 45¢ an hour. The IWA [International Woodworkers of America] had less impact on the workers except in the small mills. The Communists had an impact on the IWA. He was active in union activities as he read Marxism, socialism and communism. In 1942 he started conducting open meetings in plants to promote union activities. In 1939 a movement against Communism prevailed. Communists were isolated from people. After the attack on Soviet Union, the Communist Party came into the mainstream. Communism was more accepted so the work of trade unions became easier. Nobody had sympathy for the Japanese in 1941 when they were uprooted from Canada. No Japanese people were involved in communism or the IWA so no one raised a voice for them. People did not organize for the union in the Gurdwara. Mill owners also had influence on Gurdwaras. Mill owners were not in favour of unionism. The union was already established in mining and shipping union but in the lumber industry many times a union formed but was broken with threats and physical abuses. Once he was offered a good office job in the mill on the condition that he would leave the union, but he refused the job. He got help from white party members. He became a leader of the workers. In 1940 due to the war there was a labour shortage. In 1942-43 by personally contacting people he organized workers for the union. His aim was to bring Hindustani workers under the union. He joined with white union organizers also. In Indian mills it was difficult to unionize because workers were afraid of losing their jobs, and most of the workers were relatives of the owners in the Indian-run mills, or at least wanted to have cordial relations with them. In 1946 the IWA was organized successfully. The union put forward their demands to increase wages by 25%, to have a 40-hour work week, to have union security [so that a worker couldn't get fired for joining the union], dues check off done in the office, overtime at 1½ times regular wages, and vacation every year. For these demands there was a big strike in BC which lasted for 30 days. Union membership increased during the strike. In the end they won their demand for a 40-hour work week, wages were increased by 12½%, overtime was set at 1½ times regular wages, 2 weeks annual holiday and check off for union dues. They did not win union security. With this development union became very strong. The union's leadership was also the party's leadership. During the Cold War the revolutionaries lost ground and militarization increased. In the companies where Indian people worked arrangements were made by the mills for their room and board. Most workers were single. Families mostly came in the 1930s. They used cookhouses to prepare their food. A cook was paid by the people in the cookhouse. Up to 40 people lived in a cookhouse. They formed kitchen management committees of the workers. They brought in newspapers from India. When a new person arrived from India, he was given free food until he got a job. For one week the food was free. Students used to work in the mills in the summer. Half their pay was taken to pay their tuition. The cook's role was to keep people united. In 1946 the independent movement in India was becoming stronger. Indian people living in Canada had sympathy with Gandhi, Nehru, Congress and Akali. The Ghadar Party movement was smashed by the Canadian government in1917. People had sympathy with Ghadar Party but by 1946 it didn't exist any more. In 1945 he wrote a book. Before that he wrote articles about India. He collected material from progressive magazines and collected his own library on Marxism and Asian immigration. People from India weren't given skilled jobs, even if they were well-educated. They all worked in the lumber industry. They only got menial jobs. Dr. Sadhu Singh Dhami, Mattu who was a graduate of UBC, Mr. Garcha who had an M.Sc., all worked in saw mills. There was a lot of discrimination against Indian people. They were not allowed to purchase land, barbers wouldn't cut their hair, there were restaurants they couldn't go to. In 1947 the citizenship act implemented. At first he was totally against going back to India. After he joined the Communist party and became aware of socialism, and could not assimilate and feel at home in Canada, he decided to go back to India. He wanted to improve the condition of India and bring revolution there. This idea came to him in 1942-43. In 1946 he discussed the matter with a party leader. In October 1947 he left Canada. In 1946 a blanket act was passed in which all people who had come at a certain time were given citizenship, so he got his Canadian passport. From New York it took 6-7 months to reach India by ship. He stayed for 15 days in Bombay with the members of the Communist party. From Bombay he went Delhi and then to Jalandhar. He went straight to the Communist Party Office. Then he went to his village. Nobody intended to settle permanently in Canada. Even the Kapoor and Mayo mill owners did not bring their parents. In the period of the 1930s many families came to Canada. In 1945 Indians started having weddings in Canada.;ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਸੰਘਾ 19 ਸਾਲ ਦੀ ਉਮਰ ਵਿਚ 1937 ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ। ਉਹਨਾਂ ਦਾ ਜਨਮ 1918 ਵਿਚ ਹੋਇਆ ਸੀ। ਪਰਿਵਾਰ ਗਰੀਬ ਸੀ। ਸਕੂਲ ਦੀ ਫੀਸ ਦੇਣੀ ਵੀ ਬਹੁਤ ਮੁਸ਼ਕਿਲ ਹੁੰਦੀ ਸੀ ਪਰ ਉਨਾਂ ਨੇ ਕਿਸੀ ਤਰਾਂ 10ਵੀਂ ਜਮਾਤ ਦੀ ਪੜ੍ਹਾਈ ਪੂਰੀ ਕੀਤੀ। ਉਨਾਂ ਦੇ ਪਿੰਡ ਦੇ ਬਹੁਤ ਸਾਰੇ ਗਰੀਬ ਲੋਕ 1906 ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ ਅਤੇ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਦੀ ਮਾਲੀ ਹਾਲਤ ਠੀਕ ਹੋ ਗਈ। ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਨੂੰ ਉਹਨਾਂ ਦੇ ਤਾਇਆ ਕੈਨੇਡਾ ਲਿਆਣਾ ਚਾਹੁੰਦੇ ਸਨ ਇਸ ਕਰਕੇ ਉਹਨਾਂ ਨੇ ਯੁਨੀਵਰਸਿਟੀ ਤੋਂ ਦਾਖਿਲੇ ਦਾ ਇੰਤਜ਼ਾਮ ਕਰਕੇ, ਦਾਖਲਾ ਪੱਤਰ ਭੇਜਿਆ। ਦਾਖਲੇ ਦੇ ਅਧਾਰ ਉਤੇ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਨੇ ਆਪਣਾ ਪਾਸਪੋਰਟ ਬਣਾਇਆ। ਉਹਨਾਂ ਦੇ ਪਿਤਾ ਨੇ ਕੈਨੇਡਾ ਵਾਸਤੇ ਕਿਰਾਏ ਲਈ 800 ਰੁਪਏ ਜੁਟਾਣ ਵਾਸਤੇ ਆਪਣੀ ਅੱਧੀ ਜ਼ਮੀਨ ਵੇਚ ਦਿਤੀ ਸੀ। ਕਲਕੱਤੇ ਤੋਂ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਲਈ ਉਹ ਮਾਲ ਵਾਹਕ ਸਮੁੰਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਆਏ ਜਿਸ ਹੋਰ ਵੀ ਗਰੀਬ ਮੁਸਾਫਰ ਸਫਰ ਕਰ ਰਹੇ ਸਨ। ਪੰਜਾਬ ਤੋਂ ਕਈ ਲੋਕ ਸ਼ੰਘਾਈ ਅਤੇ ਰੰਗੂਨ ਜਾ ਰਹੇ ਸਨ ਪਰ ਹੋਰ ਕੋਈ ਵੀ ਮੁਸਾਫਰ ਕੈਨੇਡਾ ਨਹੀਂ ਜਾ ਰਿਹਾ ਸੀ। ਸਮੁੰਦਰੀ ਸਫਰ ਸਿੰਘਾਪੁਰ, ਰੰਗੂਨ, ਸਾਇਗੋਨ ਦੇ ਰਸਤਿਉ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਤਕ ਸੀ। ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਵਿਚ ਉਹ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵਿਚ ਗਏ ਅਤੇ ਉਥੇ ਇਕ ਮਹੀਨੇ ਤਕ ਰੁਕੇ ਜਦ ਤਕ ਅਗੋਂ ਦੇ ਸਫਰ ਲਈ ਸਮੁੰਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਨਹੀਂ ਮਿਲ ਗਿਆ। ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਵਿਚ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕ ਪੁਲਿਸ ਅਤੇ ਫੌਜ ਵਿਚ ਨੌਕਰੀ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਇਸ ਤੋਂ ਬਾਦ ਉਹਨਾਂ ਨੇ ਸ਼ੰਘਾਈ ਲਈ ਸਥਾਨਕ ਸਮੁੰਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਲਿਆ। ਰਾਹ ਵਿਚ ਜ਼ਬਰਦਸਤ ਤੁਫਾਨ ਆਣ ਕਰਕੇ ਸ਼ੰਘਾਈ ਪਹੁੰਚਣ ਵਿਚ 6 ਦਿਨ ਲਗ ਗਏ ਸਨ। ਸ਼ੰਘਾਈ ਤੋਂ ਉਨਾਂ ਨੇ ਵੈਨਕੂਵਰ ਲਈ ਐਮਪ੍ਰੇਸ ਆਫ ਜਪਾਨ ਨਾਂ ਦਾ ਸਮੁੰਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਲਿਆ। ਸ਼ੰਘਾਈ ਵਿਚ ਕਈ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕ ਕੈਨੇਡਾ ਆਣ ਵਾਸਤੇ ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਚੜੇ। ਕਈ ਲੋਕ ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਬੀਮਾਰ ਵੀ ਹੋ ਗਏ ਸਨ। ਉਸ ਰਾਹ ਉਤੇ ਚਾਰ ਸਮੁੰਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਚਲਦੇ ਸਨ। ਇਹ ਬਹੁਤ ਵਧੀਆ ਜਹਾਜ਼ ਸੀ ਪਰ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਨੇ ਤੀਜੀ ਸ਼੍ਰੇਣੀ ਵਿਚ ਸਫਰ ਕੀਤਾ। ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਖਾਣੇ ਦਾ ਪ੍ਰਬੰਧ ਸੀ ਪਰ ਕੰਪਨੀ ਨੇ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਆਪ ਆਪਣਾ ਖਾਣਾ ਬਣਾਨ ਦਿਤਾ ਸੀ। ਘਰ ਤੋਂ ਤੁਰਨ ਲਗਿਆਂ ਉਨਾਂ ਦੀ ਮਾਂ ਨੇ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਨੂੰ ਸਿਰ ਦੇ ਵਾਲ ਨਾਂ ਕਟੱਣ ਦੀ ਹਦਾਇਤ ਕੀਤੀ ਸੀ ਪਰ ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਹੋਰਨਾਂ ਮੁਸਾਫਰਾਂ ਨੇ ਉਸ ਨੂੰ ਵਾਲ ਕੱਟ ਲੈਣ ਲਈ ਸਲਾਹ ਦਿਤੀ। ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਨਾਈ ਕੋਲੋਂ ਉਨਾਂ ਨੇ ਵਾਲ ਕਟਾ ਲਏ। ਰਾਹ ਵਾਸਤੇ ਆਪਣੇ ਨਾਲ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਬਿਸਤਰਾ, ਲਕੜਾਂ, ਕੱਚੀ ਰਸਦ ਅਤੇ ਹੋਰ ਸਮਾਨ ਲੈ ਕੇ ਆਏ ਸਨ। ਇੰਡੀਆ ਵਿਚ ਅਤਿ ਦੀ ਗਰੀਬੀ ਤੋਂ ਡਰਦਿਆਂ ਉਨਾਂ ਨੇ ਸ਼ੁਰੂ ਤੋਂ ਹੀ ਇੰਡੀਆ ਵਾਪਿਸ ਨਹੀਂ ਜਾਣ ਬਾਰੇ ਧਾਰ ਲਿਆ ਸੀ। ਉਸ ਵੇਲੇ ਇੰਡੀਅਨ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੀਆਂ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਕਪੂਰ ਅਤੇ ਮਿਓ ਆਰਾ ਮਿੱਲਾਂ ਹੁੰਦੀਆਂ ਸਨ। ਇੰਡੀਅਨ ਸਿੱਖ ਕਮਯੁਨਿਟੀ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਦੂਜੇ ਅਤੇ ਤੀਜੇ ਐਵਨਿਉ ਵਿਖੇ ਰਹਿੰਦੀ ਸੀ। ਵੈਨਕੂਵਰ ਤੋਂ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਵਿਕਟੋਰੀਆ ਚਲੇ ਗਏ। ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਲੋਕ ਬੰਕ ਹਾਉਸ ਅਤੇ ਕੁੱਕ ਹਾਉਸ ਵਿਚ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ ਜਿਥੇ ਹਰ ਇਕ ਮੈਂਬਰ ਰੋਟੀ ਪਾਣੀ ਲਈ ਕੁਝ ਪੈਸਿਆਂ ਦਾ ਯੋਗਦਾਨ ਦਿੰਦਾ ਸੀ। ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਉਸ ਵੇਲੇ ਬਹੁਤ ਘਟ ਇੰਡੀਅਨ ਪਰਿਵਾਰ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਜੰਗ ਵਾਪਰੀ ਕਾਰਣ ਆਰਥਿਕ ਮੰਦੀ ਦਾ ਸਮਾਂ ਖਤਮ ਹੋ ਗਿਆ ਸੀ ਅਤੇ ਦੇਸ਼ ਆਪਣੇ ਪੈਰਾਂ ਉਤੇ ਫਿਰ ਤੋਂ ਖੜਾ ਹੋ ਰਿਹਾ ਸੀ। ਕਪੂਰ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਨੂੰ 25 ਸੈਂਟ ਫੀ ਘੰਟੇ ਉਤੇ ਬੋਰਡਾਂ ਉਤੇ ਸਟੈਂਪਾ ਲਾਣ ਦਾ ਕੰਮ ਮਿਲ ਗਿਆ। ਇਸ ਤੋਂ ਬਾਦ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਮਿਓ ਮਿੱਲ ਵਿਚ 40 ਸੈਂਟ ਫੀ ਘੰਟੇ ਉਤੇ ਕੰਮ ਮਿਲ ਗਿਆ ਜਿਥੇ ਉਨਾਂ ਨੇ 5 ਮਹੀਨੇ ਕੰਮ ਕੀਤਾ ਅਤੇ ਆਪਣੀ ਪੜ੍ਹਾਈ ਲਈ ਫੀਸ ਦੇਣ ਵਾਸਤੇ 500 ਡਾਲਰ ਜਮ੍ਹਾਂ ਕਰ ਲਏ ਕਿਉਂਕਿ ਉਹ ਪੜ੍ਹਣ ਲਈ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ। ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਲੋਕਾਂ ਨਾਲ ਨਸਲੀ ਵਿਤਕਰਾ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦਾ ਨਹੀਂ ਸੀ ਪਰ ਲੋਕਾਂ ਦਾ ਸਮਾਜਕ ਜੀਵਨ ਵੀ ਕੋਈ ਖਾਸ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਪਰਿਵਾਰਕ ਲੋਕ ਅੱਡ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ ਇਸ ਕਰਕੇ ਛੜੇ ਲੋਕਾਂ ਦਾ ਪਰਿਵਾਰਕ ਲੋਕਾਂ ਨਾਲ ਮੇਲਜੋਲ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। 1937 ਵਿਚ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਨੂੰ ਬ੍ਰਿਟਿਸ਼ ਕੋਲੰਬੀਆ ਯੁਨੀਵਰਸਿਟੀ ਵਿਚ ਦਾਖਿਲਾ ਮਿਲ ਗਿਆ। ਪਰ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਉਥੇ ਅੰਗ੍ਰੇਜ਼ੀ ਭਾਸ਼ਾ ਦੀ ਮੁਸ਼ਕਿਲ ਪੇਸ਼ ਆਈ। ਇਥੋਂ ਤਕ ਕਿ ਇਕ ਇੰਡੀਅਨ ਲੜਕਾ ਮੱਟੂ ਜਿਸ ਨੇ ਕੈਨੇਡਾ ਤੋਂ ਗ੍ਰੇਜੂਏਸ਼ਨ ਕੀਤੀ ਸੀ ਉਸ ਨਾਲ ਵੀ ਉਹ ਦੋਸਤੀ ਨਹੀਂ ਰਖ ਸਕੇ। ਸਿਆਸੀ ਮਾਮਲਿਆਂ ਬਾਰੇ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਪਿੰਡ ਤੋਂ ਹੀ ਜਾਗਰੂਕ ਸਨ। ਉਨਾਂ ਦਾ ਪਿੰਡ ਸਿਆਸਤ ਵਿਚ ਬਹੁਤ ਸਰਗਰਮ ਸੀ। ਬਾਬਾ ਭਾਗ ਸਿੰਘ ਨੇ ਕਮਯੁਨਿਟੀ ਦੀ ਅਵਾਜ਼ ਲਈ ਹਿੰਦੁਸਤਾਨ ਟਾਈਮਜ਼ ਪ੍ਰਕਾਸ਼ਿਤ ਕੀਤਾ ਪਰ ਬਾਦ ਵਿਚ ਇਹ ਬੰਦ ਹੋ ਗਿਆ ਸੀ। ਅਕਾਲੀ ਗਰੁਪ, ਕਾਂਗ੍ਰੇਸ, ਸਮਾਜਵਾਦੀ ਅਤੇ ਕਮਯੁਨਿਸਟ ਸਾਰੇ ਮਿਲ ਕੇ ਕੰਮ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਉਸ ਵੇਲੇ ਮਿਓ ਆਰਾ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੋਈ ਯੁਨੀਅਨ ਨਹੀਂ ਸੀ। 1939-40 ਵਿਚ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਕਮਯੁਨਿਸਟ ਲੋਕਾਂ ਦੇ ਸੰਪਰਕ ਵਿਚ ਆਏ। ਉਸ ਵੇਲੇ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਕਿਰਤੀ ਕਿਸਾਨ ਗਰੁਪ ਅਤੇ ਗਦਰ ਪਾਰਟੀ ਨਾਂ ਦੇ ਕੁਝ ਕੁ ਗਰੁਪ ਹੀ ਸਨ। ਕਮਯੁਨਿਸਟ ਪਾਰਟੀ ਵੀ ਬਣ ਗਈ ਸੀ ਪਰ ਇਹ ਸਿਰਫ ਸ਼ਹਿਰਾਂ ਵਿਚ ਅਤੇ ਵਿਦਿਆਰਥੀਆਂ ਤਕ ਹੀ ਸੀਮਿਤ ਸੀ। 1914 ਵਿਚ ਗਦਰ ਲਹਿਰ ਸਰਗਰਮ ਸੀ ਅਤੇ ਇਸਦਾ ਪਰਚਾ ਗਦਰ ਦੀ ਗੂੰਜ ਕੈਨੇਡਾ ਤੋਂ ਭਾਰਤ ਵਿਚ ਵੀ ਪਹੁੰਚਦਾ ਸੀ। ਗੁਰਦੁਆਰਿਆਂ ਦੀ ਅਜ਼ਾਦੀ ਲਈ ਅਕਾਲੀ ਲਹਿਰ ਕੰਮ ਕਰ ਰਹੀ ਸੀ। ਸਪੇਨ ਵਿਚ ਖਾਨਾ ਜੰਗੀ ਹੋ ਰਹੀ ਸੀ। ਵੈਨਕੂਵਰ ਦੇ ਇਕ ਵੱਡੇ ਹਾਲ ਵਿਚ 5000 ਲੋਕਾਂ ਦੇ ਵਿਸ਼ਾਲ ਇਕੱਠ ਵਿਚ ਸ਼ਾਮਿਲ ਹੋਣ ਵਾਲਿਆਂ ਵਿਚ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਇਕੱਲੇ ਇੰਡੀਅਨ ਵਿਅਕਤੀ ਸਨ। ਅਗਲੇ ਦਿਨ ਉਹ ਯੰਗ ਕਮਯੁਨਿਸਟ ਲੀਗ ਵਿਚ ਸ਼ਾਮਿਲ ਹੋ ਗਏ ਅਤੇ ਪਾਰਟੀ ਦੇ ਸਰਗਰਮ ਮੈਂਬਰ ਬਣ ਗਏ। ਉਸ ਤੋਂ ਪਹਿਲਾਂ ਕਈ ਵਾਰ ਯੁਨੀਅਨ ਬਣਾਨ ਦੀ ਕੋਸ਼ਿਸ਼ ਕੀਤੀ ਗਈ ਪਰ ਸਿਰੇ ਨਹੀਂ ਚੜ ਸਕੀ ਅਤੇ ਕਈ ਨੇਤਾਵਾਂ ਦੀ ਹੱਤਿਆ ਹੋ ਗਈ। ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਨੂੰ ਭਾਰਤ ਦੀ ਅਜ਼ਾਦੀ ਲਈ ਪ੍ਰੇਰਣਾ ਦਿਤੀ ਗਈ। ਕਮਯੁਨਿਸਟ ਪਾਰਟੀ ਦੇ ਹਮਾਇਤੀ ਯੁਨੀਵਰਸਿਟੀ ਵਿਚ ਮੀਟਿੰਗਾਂ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਦੂਜੇ ਐਵਨਿਉ ਵਾਲੇ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵਿਚ ਬਜ਼ੁਰਗ ਜੋ ਪੜੇ ਲਿਖੇ ਨਹੀਂ ਸਨ ਉਹ ਵਿਸ਼ਵ ਦੀਆਂ ਖ਼ਬਰਾਂ ਸੁਣਨ ਦੇ ਉਤਾਵਲੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਇਸ ਕਰਕੇ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਉਨਾਂ ਨਾਲ ਮਿਲਕੇ ਭਾਰਤ ਦੀ ਅਜ਼ਾਦੀ ਅਤੇ ਕਮਯੁਨਿਟੀ ਨਾਲ ਸੰਬੰਧਤ ਹੋਰਨਾਂ ਮਾਮਲਿਆਂ ਉਤੇ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਅਤੇ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਵਿਚਾਰ ਵਟਾਂਦਰਾਂ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਕੁਝ ਅਨਸਰਾਂ ਨੇ ਇਨਾਂ ਸਰਗਰਮੀਆਂ ਦੀ ਖਬਰ ਇਮੀਗ੍ਰੇਸ਼ਨ ਕੋਲ ਕਰ ਦਿਤੀ ਸੀ। ਇਮੀਗ੍ਰੇਸ਼ਨ ਦੇ ਅਧਿਕਾਰੀ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਦੀ ਭਾਲ ਵਿਚ ਲਗ ਗਏ। ਇਨਾਂ ਹਾਲਤਾਂ ਵਿਚ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਵੈਨਕੂਵਰ ਛਡ ਕੇ ਐਡਮੰਟਨ ਨੇੜੇ ਵਿਨਫੀਲਡ ਚਲੇ ਗਏ। ਉਥੇ ਇਕ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਰਾਮ ਚੰਦਰ ਅਤੇ ਹਜਾਰਾ ਸਿੰਘ ਗਰਚਾ ਨੇ 10 ਚੈਂਟ ਫੀ ਘੰਟੇ ਉਤੇ ਕੰਮ ਦੁਆਣ ਵਿਚ ੳਨਾਂ ਦੀ ਮਦਦ ਕੀਤੀ। ਚਾਰ ਮਹੀਨਿਆਂ ਤਕ ਉਹਨਾਂ ਨੇ ਉਥੇ ਕੰਮ ਕੀਤਾ। ਉੱਤਰੀ ਬ੍ਰਿਟਿਸ਼ ਕੋਲੰਬੀਆ ਵਿਚ ਕੰਮ ਦੇ ਪੈਸੇ ਚੰਗੇ ਮਿਲਦੇ ਸਨ ਇਸ ਕਰਕੇ ਤਿੰਨੇ ਜਣੇ ਮਿੱਲ ਛਡ ਕੇ ਚਲੇ ਗਏ ਅਤੇ ਬੈਂਡ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਨ ਲਗੇ ਜੋਥੇ ਉਹ ਬੰਕ ਹਾਉਸ ਵਿਚ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਕਾਫੀ ਲੰਮੇ ਸਮੇਂ ਤਕ ਕਮਯੁਨਿਸਟ ਪਾਰਟੀ ਨਾਲ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਦਾ ਕੋਈ ਸੰਪਰਕ ਨਹੀਂ ਸੀ। ਆਪਣੇ ਪਰਿਵਾਰ ਨਾਲ ਵੀ ਕਈ ਸਾਲਾਂ ਤਕ ਉਹਨਾਂ ਦਾ ਸੰਪਰਕ ਨਹੀਂ ਹੋ ਸਕਿਆ ਸੀ ਕਿਉਂਕਿ ਉਹ ਆਪਣੇ ਨਾਂ ਉਤੇ ਚਿੱਠੀਆਂ ਨਹੀਂ ਭੇਕ ਸਕਦੇ ਸਨ। ਇਸੇ ਦੌਰਾਨ ਡਾਕਟਰ ਪਾਂਡੀਆ ਦੇ ਦੌਰੇ ਦੀ ਖਬਰ ਅਖਬਾਰ ਵਿਚ ਛਪੀ ਕਿ ਉਹ ਗੈਰ ਕਾਨੂੰਨੀ ਲੋਕਾਂ ਦਾ ਮਸਲਾ ਸੁਲਝਾਣ ਲਈ ਔਟਵਾ ਗਏ ਹਨ। ਸਰਕਾਰ ਨੇ ਫੈਸਲਾ ਦਿਤਾ ਕਿ ਗੈਰ ਕਾਨੂੰਨੀ ਤੌਰ ਉਤੇ ਆਏ ਸਾਰੇ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਅਰਜ਼ੀ ਦੇਣੀ ਹੋਏਗੀ ਅਤੇ ਉਹ ਪੱਕੇ ਪ੍ਰਵਾਸੀ ਹੋ ਜਾਣਗੇ। ਇਸ ਲਈ 350 ਡਾਲਰ ਲੈ ਕੇ ਉਹ ਵੈਨਕੂਵਰ ਆ ਗਏ। ਹੋਰਨਾਂ ਲੋਕਾਂ ਨਾਲ ਮਿਲਕੇ ਉਨਾਂ ਨੇ ਘਰ ਘਰ ਜਾ ਕੇ 4000 ਡਾਲਰ ਇਕੱਠੇ ਕਰਕੇ ਪਾਂਡੀਆ ਨੂੰ ਦਿਤੇ ਜੋ ਠਾਠ ਬਾਠ ਨਾਲ ਔਟਵਾ ਵਿਚ ਹੋਟਲਾਂ ਵਿਚ ਰਹਿੰਦਾ ਸੀ। ਪਾਂਡੀਆ ਦੇ ਉਦੱਮ ਨਾਲ 350 ਲੋਕਾਂ ਦਾ ਕੇਸ ਹੱਲ ਹੋ ਗਿਆ। ਫਿਰ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ, ਕਪੂਰ ਦੀ ਬਾਰਨੇਟ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਨ ਲਗੇ। ਕਮਯੁਨਿਟੀ ਵਿਚੋਂ ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਨੂੰ ਹੀ ਵਿਸ਼ਵ ਜੰਗ ਲਈ ਫੌਜ ਵਿਚ ਟ੍ਰੇਨਿੰਗ ਲਈ ਚਿੱਠੀ ਮਿਲੀ ਸੀ। ਫੋਜ ਦੇ ਟ੍ਰੇਨਿੰਗ ਕੈਂਪ ਵਿਚੋਂ ਉਨਾਂ ਨੇ ਟ੍ਰੇਨਿੰਗ ਲਈ। ਚਾਰ ਮਹੀਨਿਆਂ ਦੀ ਟ੍ਰੇਨਿੰਗ ਤੋਂ ਬਾਦ ੳਹਨਾਂ ਨੂੰ ਵਾਪਿਸ ਭੇਜ ਦਿਤਾ ਗਿਆ ਅਤੇ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਨ ਲਗੇ। ਇਸੇ ਦੌਰਾਨ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵਿਚ ਫੈਸਲਾ ਕੀਤਾ ਗਿਆ ਕਿ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਹੱਕ ਨਹੀਂ ਮਿਲੇ ਹੋਏ ਹਨ ਇਸ ਕਰਕੇ ਲੋਕ ਫੌਜ ਵਿਚ ਕਿਵੇਂ ਸ਼ਾਮਿਲ ਹੋ ਸਕਦੇ ਹਨ। ਤਾਂ ਸਰਕਾਰ ਨੇ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਫੌਜ ਵਿਚ ਟ੍ਰੇਨਿੰਗ ਲਈ ਭਰਤੀ ਨਾਂ ਕਰਨ ਦਾ ਫੈਸਲਾ ਕੀਤਾ। ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕਿਰਤੀਆਂ ਨੂੰ ਉਨਾਂ ਦੇ ਹੱਕਾਂ ਬਾਰੇ ਅਤੇ ਕਮਯੁਨਿਸਟ ਪਾਰਟੀ ਦੀਆਂ ਸਰਗਰਮੀਆਂ ਬਾਰੇ ਭਾਸ਼ਣ ਦਿਆ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਕੁਲਦੀਪ ਸਿੰਘ ਬੈਂਸ ਅਤੇ ਰਤਨ ਸਿੰਘ ਕਮਯੁਨਿਸਟ ਪਾਰਟੀ ਦੇ ਮੈਂਬਰ ਬਣ ਗਏ। ਦਰਸ਼ਨ ਸਿੰਘ ਨੇ ਵੀ ਇੰਡੀਆ ਵਾਸਤੇ ਜਦੋ ਜਹਿਦ ਕਰਨ ਦਾ ਮਨ ਬਣਾ ਲਿਆ ਅਤੇ 1940 ਵਿਚ ਉਹ ਭਾਰਤ ਚਲੇ ਗਏ। ਰਾਹ ਵਿਚ ਜਪਾਨ ਵਿਚ 2 ਹਫਤੇ ਠਹਿਰਣ ਤੋਂ ਬਾਦ ਉਹ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਾਪਿਸ ਚਲੇ ਗਏ ਕਿਉਂਕਿ ਉਹਨਾਂ ਨੂੰ ਇਤਲਾਹ ਮਿਲੀ ਸੀ ਕਿ ਸੈਨ ਫ੍ਰਾਂਸਿਸਕੋ ਦੀ ਕਮਯੁਨਿਸਟ ਪਾਰਟੀ ਦੇ ਸਰਗਰਮ ਵਰਕਰ ਸ਼ੰਘਾਈ ਵਿਚ ਫੜ ਲਏ ਗਏ ਹਨ। ਵੈਨਕੂਵਰ ਪਹੁੰਚ ਕੇ ਕੰਮ ਨਾਂ ਮਿਲਣ ਕਰਕੇ ਉਹ ਵਿਕਟੋਰੀਆ ਚਲੇ ਗਏ ਅਤੇ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਨ ਲਗੇ। ਕੰਪਨੀ ਵਲੋਂ ਦਿਤੇ ਗਏ ਘਰ ਵਿਚ ਉਹ ਰਹਿਣ ਲਗੇ ਜਿਸ ਵਿਚ ਚਾਰ ਲੋਕ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਘਰ ਵਿਚ ਟੈਲੀਫੋਨ ਅਤੇ ਰੇਡੀਓ ਵੀ ਲਗਾ ਹੋਇਆ ਸੀ। ਆਰਥਿਕ ਮੰਦੀ ਦਾ ਸਮਾਂ ਖਤਮ ਹੋ ਗਿਆ ਸੀ, ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਅਸਾਨੀ ਨਾਲ ਕੰਮ ਮਿਲ ਜਾਂਦੇ ਸਨ ਅਤੇ ਕੰਮ ਕਰਨ ਬਦਲੇ ਪੈਸੇ ਵੀ ਬਰਾਬਰ ਦੇ 45 ਸੈਂਟ ਫੀ ਘੰਟੇ ਦੇ ਮਿਲਦੇ ਸਨ। ਆਈ ਡਬਲਿਉ ਏ ਦਾ ਕਿਰਤੀਆਂ ਉਤੇ ਪ੍ਰਭਾਵ ਘਟ ਹੁੰਦਾ ਸੀ ਉਹ ਵੀ ਸਿਰਫ ਛੋਟੀਆਂ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਹੀ। ਕਮਯੁਨਿਸਟਾਂ ਦਾ ਆਈ ਡਬਲਿਉ ਏ ਉਤੇ ਪ੍ਰਭਾਵ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਯੁਨੀਅਨ ਦੀਆਂ ਕਾਰਵਾਈਆਂ ਵਿਚ ਉਹ ਬਹੁਤ ਸਰਗਰਮ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ ਕਿਉਂਕਿ ਉਹਨਾਂ ਨੇ ਮਾਰਕਸਵਾਦ, ਸਮਾਜਵਾਦ ਆਦਿ ਬਹੁਤ ਪੜਿਆ ਸੀ। 1942 ਵਿਚ ਯੁਨੀਅਨ ਦੀ ਸਰਗਰਮੀ ਲਈ ਉਨਾਂ ਨੇ ਪਲਾਂਟਾਂ ਵਿਚ ਖੁੱਲੇ ਤੌਰ ਉਤੇ ਮੀਟਿੰਗਾਂ ਸ਼ੁਰੂ ਕਰ ਦਿਤੀਆਂ। 1939 ਵਿਚ ਕਮਯੁਨਿਸਟਾਂ ਵਿਰੁਧ ਲਹਿਰ ਜੋਰ ਫੜ ਗਈ। ਕਮਯੁਕਿਸਟ ਲੋਕਾਂ ਨਾਲੋਂ ਅਲਗ ਥਲਗ ਹੋ ਗਏ। ਸੋਵੀਅਤ ਯੁਨੀਅਨ ਉਤੇ ਹਮਲੇ ਮਗਰੋਂ ਕਮਯੁਨਿਸਟ ਪਾਰਟੀ ਮੁਖਧਾਰਾ ਵਿਚ ਆ ਗਈ। ਕਮਯੁਨਿਸਟ ਪਾਰਟੀ ਲੋਕਾਂ ਵਿਚ ਹਰਮਨ ਪਿਆਰੀ ਹੋ ਗਈ ਇਸ ਕਰਕੇ ਮਜਦੂਰ ਜਥੇਬੰਦੀਆਂ ਦਾ ਕੰਮ ਅਸਾਨ ਹੋ ਗਿਆ। 1941 ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚੋਂ ਜਪਾਨੀ ਜਦੋਂ ਉਜਾੜੇ ਗਏ ਸਨ ਤਾਂ ਕਿਸੇ ਦੀ ਵੀ ਉਨਾਂ