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Resources expressed in an audible form, including music or other sounds.

Creator: Sharma, Hari
Description
In the 1930s during the Depression most of the mills stopped working. There was no work for three years. Many people went back to India and some people sent their families back. Since so many people were without work they decided to try re-opening a mill collectively. With a lot of hard work they did manage to establish the Mayo saw mill. This was opposed by the earlier owners but they fought for it and were successful in running the mill. The work shift was from 7 am to 11 pm. Manhas used to see his father on Sundays only. This mill lasted for long time. In 1933 a person from England started a mill but only paid 10¢ an hour. People came to work in that mill by walking 3 miles each way. After the world war there was no dearth of work. The demand for workers increased and people were hired as soon as they landed at the port. The union became very strong in 1952. He tried many times to start a mill but never succeeded. He bought a truck on installments and started a trucking business for wood. He was married in 1946 in India and worked as civilian clerk attached to the military in India. In 1949 his wife came for the first time by airplane. It cost $1200. To come by ship the fare was $600. In BC there were about 2,000 families of Indian people. An Indian person opened a grocery store but it didn't last. Two famous saw mills run by Indian people were the Mayo and Kapoor saw mills. Many other people started mills and other businesses but failed. In Kamloops and Kelowna Indian families had farms. Indian women didn't take jobs; they looked after their children and home. In 1956 he made up his mind to purchase a house and to settle here permanently. His children were are born in Canada but he never had any problems with his children. One of his children married a non-Indian person.
Creator: Sharma, Hari
Description
Hari Singh Manhas est arrivé au Canada en 1927, à l'âge de 11 ans. Son grand-père et d'autres membres de sa famille sont arrivés en 1906. En 1924, son père est allé au Mexique. Par la suite, son grand-père et son père ont habité aux Indes. Sa mère n'est jamais venue au Canada. Ils ont acheté des propriétés aux Indes et ils étaient fermiers dans leur village. En 1927, il n'existait pas de système de passeport pour entrer au Canada. Chaque immigrant devait avoir 600 roupies dans ses poches. Pour se rendre à Vancouver, ils devaient partir de Calcutta, puis se rendre jusqu'à Hong Kong. Les tests de dépistage du trachome avaient lieu à Vancouver. Plusieurs personnes échouaient ce test et étaient déportées. Sur son navire, environ 15 personnes étaient originaires de sa communauté. L'Indian Pacific Railway Company of England s'est établi au Canada. Le gouvernement leur a donné des terres pour installer les rails de chemin de fer. Le CFCP a également vendu certaines de ses terres à l'entreprise et plusieurs Indiens ont posé des rails. Il a commencé l'école en première année à l'école de la scierie Mayo. Des enfants japonais, chinois et punjabis allaient à cette même école. Il n'y avait pas de discrimination à son école parce que tous les enfants étaient issus de familles d'immigrants. La langue était un obstacle majeur. S'ils voulaient envoyer une lettre aux Indes, ils se rendaient au bureau de poste, ils prenaient un mouchoir et ils le pliaient [comme une enveloppe] pour indiquer qu'ils désiraient envoyer une lettre. La plupart des gens travaillaient dans les scieries. Les propriétaires des scieries offraient des cuisines communes et des dortoirs à leurs employés. Il n'y avait pas d'électricité dans les pièces, alors les gens devaient chauffer et cuisiner avec du bois qu'ils amassaient. La scierie était comme un village. Les Japonais habitaient dans une zone de la scierie, les Chinois dans une autre, les Blancs d'un côté et les Indiens de l'autre. Les Chinois et les Indiens étaient traités comme des esclaves. Les Japonais étaient mieux traités. Les Indiens n'avaient pas le droit de travailler sur les machines. Un certain M. Garcha a obtenu un diplôme universitaire mais personne ne voulait lui offrir un emploi pour lequel il était qualifié. Il devait donc travailler dans les scieries. Les Indiens n'avaient aucuns droits au Canada, ils n'avaient pas droit de vote et ils ne recevaient aucun soutien de leur pays. Après 1947, ils ont obtenu le droit de vote et l'équité des salaires. Dans les années 1930, pendant la dépression économique, la plupart des scieries ont fermé leurs portes. Il n'y a pas eu de travail pendant trois ans. La plupart des gens sont retournés aux Indes et certains ont renvoyé leur famille. Comme plusieurs étaient sans emploi, ils ont décidé d'ouvrir une scierie collectivement. Avec beaucoup d'efforts, ils ont réussi à ouvrir la scierie Mayo. Les propriétaires précédents se sont opposés à leur projet, mais le groupe de nouveaux propriétaires s'est battu et ils ont obtenu gain de cause. Le quart de travail débutait à 7 heures et se terminait à 23 heures. Manhas ne voyait son père que les dimanches. Cette scierie fut fonctionnelle pendant très longtemps. En 1933, un Anglais a démarré une scierie, mais il ne payait que 0,10$ de l'heure. Pour venir au travail à cette scierie, les gens devaient marcher trois miles. Après la guerre, il y avait foisonnement d'emplois. La demande de main-d'œuvre a augmenté et les gens étaient embauchés dès qu'ils arrivaient au port. Le syndicat est devenu très fort en 1952. Il a essayé plusieurs fois d'ouvrir une scierie, mais il n'y est jamais parvenu. Il a acheté un camion par paiements échelonnés et il a commencé à livrer du bois. Il s'est marié en 1946 aux Indes et il fut fonctionnaire attaché au ministère de la défense indien. En 1949, sa femme est venue en avion au coût de 1200$. Le tarif par bateau était de 600$. En Colombie-Britannique, il y avait environ 2000 familles indiennes. Des Indiens ont ouvert des épiceries, mais ils devaient les fermer après quelque temps. Les scieries Mayo et Kapoor étaient reconnues et gérées par des Indiens. Plusieurs autres Indiens ont démarré des scieries ou d'autres entreprises, mais ils ont échoué. À Kamloops et à Kelowna, les familles indiennes possédaient des fermes. Les Indiennes n'allaient pas sur le marché du travail : elles s'occupaient des enfants et de la maison. En 1956, il a décidé d'acheter une maison et de s'établir ici pour de bon. Ses enfants sont nés au Canada, mais ils ne lui ont jamais causé de problèmes. L'un de ses enfants a marié une personne qui n'est pas d'origine indienne. ;Hari Singh Manhas came to Canada in 1927 at the age of 11 years. His grandfather and some other relatives came in 1906. In 1924 his father went to Mexico. Later on his grandfather and father lived in India. His mother never came in Canada. They bought property in India and farmed in their village. In 1927 there was no passport system for entering Canada. Each immigrant had to have 600 rupees with them. Their journey was from Calcutta to Hong Kong and then to Vancouver. Their medical test for the eye disease trachoma was done at Vancouver. Many people failed the eye test and were deported. In his ship approximately 15 people came from his community. The Indian Pacific Railway Company of England came to Canada. The government gave them free land to lay railway lines. The CPR also sold some of its land to the company and Indian people worked laying the railway lines. He went to school beginning with first grade in the school at the Mayo saw mill. Japanese, Chinese and Punjabi children studied at the school. There was no discrimination in the school as all the children were immigrants. Language was a major obstacle. If they wanted to send a letter to India they went to the post office and took out a handkerchief, folded it [to look like an envelope], so they would understand they wanted to send a letter. Most of the people worked in saw mills. Mill owners opened cookhouses and bunk houses for the workers. There was no electricity in their rooms so people used free wood for heating and cooking. The mill was like a town. Japanese people lived on one side of the mill, Chinese on one side, white people on one side and Indian people on one side. Chinese and Indian people were treated as slaves. Japanese people were treated better. Indian people were not allowed to work on the machines. A person named Mr. Garcha got his degree from the university but nobody gave him skilled work so he had to work in the mills. Indian people had no rights in Canada, no voting rights and no support from their own country. After 1947 they got rights and equal wages.;ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਮਨਹਾਸ 11 ਸਾਲ ਦੀ ਉਮਰ ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ। ਉਹਨਾਂ ਦੇ ਦਾਦਾ ਅਤੇ ਕੁਝ ਹੋਰ ਰਿਸ਼ਤੇਦਾਰ 1906 ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ। 1924 ਵਿਚ ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਦੇ ਪਿਤਾ ਮੈਕਸਿਕੋ ਚਲੇ ਗਏ ਸਨ। ਬਾਦ ਵਿਚ ਉਹਨਾਂ ਦੇ ਦਾਦਾ ਅਤੇ ਪਿਤਾ ਭਾਰਤ ਵਿਚ ਰਹੇ। ਉਹਨਾਂ ਦੀ ਮਾਂ ਕਦੀ ਵੀ ਕੈਨੇਡਾ ਨਹੀਂ ਆਈ ਸੀ। ਉਨਾਂ ਨੇ ਭਾਰਤ ਵਿਚ ਜਾਇਦਾਦ ਬਣਾਈ ਅਤੇ ਪਿੰਡ ਵਿਚ ਖੇਤੀ ਬਾੜੀ ਦਾ ਕਿੱਤਾ ਕੀਤਾ। 1927 ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਆਉਣ ਲਈ ਪਾਸਪੋਰਟ ਸਿਸਟਮ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਹਰ ਪ੍ਰਵਾਸੀ ਕੋਲ 600 ਰੁਪਏ ਹੋਣੇ ਜ਼ਰੂਰੀ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਕੈਨੇਡਾ ਆਉਣ ਲਈ ਉਹ ਪਹਿਲਾਂ ਕਲਕੱਤੇ ਤੋਂ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਆਏ ਅਤੇ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਤੋਂ ਵੇਨਕੁਵਰ ਆਏ। ਹਰ ਇਕ ਪ੍ਰਵਾਸੀ ਵਾਂਗ ਉਹਨਾਂ ਦਾ ਡਾਕਟਰੀ ਟੈਸਟ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਕੀਤਾ ਗਿਆ। ਡਾਕਟਰੀ ਵਿਚ ਜ਼ਿਆਦਾਤਰ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਅੱਖਾਂ ਵਿਚ ਕੁਕਰਿਆਂ ਦੀ ਬੀਮਾਰੀ ਨਿਕਲਦੀ ਸੀ। ਉਸ ਸਮੇਂ ਬਹੁਤੇ ਲੋਕ ਕੁਕੱਰਿਆਂ ਦੀ ਬੀਮਾਰੀ ਕਰਕੇ ਡਾਕਟਰੀ ਟੈਸਟ ਵਿਚ ਫੇਲ ਹੋ ਜਾਣ ਕਰਕੇ ਵਾਪਿਸ ਭੇਜ ਦਿਤੇ ਗਏ ਸਨ। ਉਹਨਾਂ ਦੇ ਸਮੁੰਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਸਿੱਖ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਕੋਈ 15 ਲੋਕ ਆਏ ਸਨ। ਇੰਡੀਅਨ ਪੈਸਿਫਿਕ ਰੇਲਵੇ ਕੰਪਨੀ ਆਫ ਇੰਗਲੈਂਡ ਸਭ ਤੋਂ ਪਹਿਲਾਂ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਆਈ ਸੀ। ਕੈਨੇਡਾ ਸਰਕਾਰ ਨੇ ਰੇਲਵੇ ਲਾਈਨਾਂ ਵਿਛਾਣ ਲਈ ਬਹੁਤ ਸਾਰੀ ਜ਼ਮੀਨ ਕੰਪਨੀ ਨੂੰ ਮੁਫ਼ਤ ਵਿਚ ਦਿਤੀ ਸੀ। ਸੀ.ਪੀ.ਆਰ ਨੇ ਵੀ ਆਪਣੀ ਕੁਝ ਜ਼ਮੀਨ ਕੰਪਨੀ ਨੂੰ ਵੇਚ ਦਿਤੀ ਸੀ ਅਤੇ ਰੇਲਵੇ ਲਾਈਨਾਂ ਵਿਛਾਣ ਲਈ ਭਾਰਤੀ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਕੰਮ ਕੀਤਾ। ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਨੇ ਮਿਓ ਸਾਅ ਮਿੱਲ ਦੇ ਸਕੂਲ ਵਿਚ ਪਹਿਲੀ ਜਮਾਤ ਵਿਚ ਪੜ੍ਹਾਈ ਸ਼ੁਰੂ ਕੀਤੀ। ਸਕੂਲ ਵਿਚ ਜਪਾਨੀ, ਚੀਨੀ ਅਤੇ ਆਪਣੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਲੋਕ ਪੜ੍ਹਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਸਕੂਲ ਵਿਚ ਕਿਸੀ ਤਰਾਂ ਦਾ ਕੋਈ ਵਿਤਕਰਾ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦਾ ਸੀ ਕਿਉਂਕਿ ਸਾਰੇ ਬੱਚੇ ਬਾਹਰੇ ਦੇਸ਼ਾਂ ਤੋਂ ਆਏ ਪ੍ਰਵਾਸੀਆਂ ਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਲੋਕਾ ਨੂੰ ਗਲਬਾਤ ਕਰਨ ਵਿਚ ਭਾਸ਼ਾ ਦੀ ਬਹੁਤ ਮੁਸ਼ਕਿਲ ਆਉਂਦੀ ਸੀ। ਜਿਵੇਂ ਜੇ ਕਿਸੇ ਨੇ ਭਾਰਤ ਵਿਚ ਚਿੱਠੀ ਭੇਜਣੀ ਹੁੰਦੀ ਸੀ ਤਾਂ ਡਾਕਖਾਨੇ ਜਾ ਕੇ ਰੁਮਾਲ ਨੂੰ ਤਹਿ ਲਾ ਕੇ ਲਿਫਾਫੇ ਵਾਂਗ ਬਣਾ ਕੇ ਦਸਦੇ ਸਨ ਕਿ ਉਹ ਚਿੱਠੀ ਭੇਜਣੀ ਚਾਹੁੰਦੇ ਹਨ। ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਜ਼ਿਆਦਾਤਰ ਲੋਕ ਆਰਾ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਮਿੱਲ ਮਾਲਕਾਂ ਨੇ ਕਿਰਤੀਆਂ ਲਈ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਹੀ ਕੁੱਕ ਹਾਉਸ ਅਤੇ ਰਹਿਣ ਲਈ ਬੰਕ ਹਾਉਸ ਬਣਾਏ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਉਨਾਂ ਦੇ ਕਮਰਿਆਂ ਵਿਚ ਬਿਜਲੀ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦੀ ਸੀ ਇਸ ਕਰਕੇ ਲੋਕ ਕਮਰਿਆਂ ਨੂੰ ਗਰਮ ਕਰਨ ਅਤੇ ਖਾਣਾ ਬਣਾਉਣ ਲਈ ਮੁਫ਼ਤ ਵਿਚ ਮਿਲਦੀ ਲਕੜ ਦੀ ਵਰਤੋਂ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਮਿੱਲ ਕਸਬੇ ਵਾਂਗ ਹੁੰਦੀ ਸੀ। ਮਿੱਲ ਦੇ ਇਕ ਪਾਸੇ ਜਪਾਨੀ ਲੋਕ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ, ਇਕ ਪਾਸੇ ਚੀਨੀ, ਇਕ ਪਾਸੇ ਗੋਰੇ ਲੋਕ ਅਤੇ ਇਕ ਪਾਸੇ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਚੀਨੀ ਅਤੇ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਗੁਲਾਮ ਸਮਝਿਆ ਜਾਂਦਾ ਸੀ। ਜਪਾਨੀ ਲੋਕਾਂ ਨਾਲ ਚੰਗਾ ਵਤੀਰਾ ਕੀਤਾ ਜਾਂਦਾ ਸੀ। ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਮਸ਼ੀਨਾਂ ਉਤੇ ਕੰਮ ਨਹੀਂ ਕਰਨ ਦਿਤਾ ਜਾਂਦਾ ਸੀ। ਸਿੱਖ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਸਰਦਾਰ ਗਰਚਾ ਨੇ ਯੂਨੀਵਰਸਿਟੀ ਤੋਂ ਡਿਗਰੀ ਹਾਸਿਲ ਕੀਤੀ ਸੀ ਪਰ ਕਿਸੀ ਨੇ ਉਸਨੂੰ ਕੋਈ ਹੁਨਰਮੰਦ ਕੰਮ ਨਹੀਂ ਦਿਤਾ ਇਸ ਕਰਕੇ ਉਸਨੂੰ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਹੀ ਕੰਮ ਕਰਨਾ ਪਿਆ। ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਕੋਈ ਹੱਕ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦੇ ਸਨ, ਵੋਟ ਪਾਣ ਦਾ ਹੱਕ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦਾ ਸੀ ਅਤੇ ਆਪਣੇ ਦੇਸ਼ ਤੋਂ ਵੀ ਕੋਈ ਹਮਾਇਤ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦੀ ਸੀ। 1947 ਤੋਂ ਬਾਦ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਹੱਕ ਮਿਲੇ ਸਨ ਅਤੇ ਬਰਾਬਰ ਦੀ ਉਜਰਤ ਮਿਲੀ। 1930 ਵਿਚ ਵਿਸ਼ਵ ਆਰਥਿਕ ਮੰਦੀ ਦੌਰਾਨ ਜ਼ਿਆਦਾਤਰ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਕੰਮ ਬੰਦ ਹੋ ਗਿਆ ਸੀ। ਤਿੰਨ ਸਾਲਾਂ ਤਕ ਕੋਈ ਕੰਮ ਨਹੀਂ ਸੀ। ਬਹੁਤ ਸਾਰੇ ਲੋਕ ਇੰਡੀਆ ਵਾਪਿਸ ਚਲੇ ਗਏ ਅਤੇ ਕੁਝ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਆਪਣੇ ਪਰਿਵਾਰ ਵਾਪਿਸ ਦੇਸ਼ ਭੇਜ ਦਿਤੇ ਸਨ। ਬਹੁਤ ਸਾਰੇ ਲੋਕ ਵਿਹਲੇ ਸਨ ਇਸ ਕਰਕੇ ਉਨਾਂ ਨੇ ਇਕੱਠਿਆਂ ਮਿਲਕੇ ਕੋਸ਼ਿਸ਼ ਵਜੋਂ ਮਿੱਲ ਦੁਬਾਰਾ ਚਲਾਣ ਦਾ ਫੈਸਲਾ ਕੀਤਾ, ਬਹੁਤ ਮਿਹਨਤ ਕਰਕੇ ਉਹ ਮਿਓ ਸਾਅ ਮਿੱਲ ਕਾਇਮ ਕਰਨ ਵਿਚ ਕਾਮਯਾਮ ਹੋ ਗਏ। ਪਹਿਲੇ ਮਾਲਕਾਂ ਨੇ ਇਸਦਾ ਵਿਰੋਧ ਕੀਤਾ ਪਰ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਇਸਦਾ ਡੱਟ ਕੇ ਮੁਕਾਬਲਾ ਕੀਤਾ ਅਤੇ ਮਿੱਲ ਚਲਾਉਣ ਵਿਚ ਕਾਮਯਾਬ ਹੋ ਗਏ। ਸਵੇਰੇ ਸੱਤ ਵਜੇ ਤੋਂ ਰਾਤ ਦੇ ਗਿਆਰਾਂ ਵਜੇ ਤਕ ਕੰਮ ਦੀ ਸ਼ਿਫਟ ਹੁੰਦੀ ਸੀ। ਇਸ ਕਰਕੇ ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਮਨਹਾਸ ਸਿਰਫ ਐਤਵਾਰ ਨੂੰ ਹੀ ਆਪਣੇ ਪਿਤਾ ਨੂੰ ਵੇਖਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਇਹ ਮਿੱਲ ਬਹੁਤ ਲੰਮੇ ਸਮੇਂ ਤਕ ਚਲੀ। 1933 ਵਿਚ ਇੰਗਲੈਂਡ ਦੇ ਇਕ ਵਿਅਕਤੀ ਨੇ ਕੋਸ਼ਿਸ਼ ਵਜੋਂ ਇਕ ਮਿੱਲ ਚਲਾਉਣ ਦਾ ਸੁਝਾਅ ਦਿਤਾ ਪਰ ਇਸ ਸ਼ਰਤ ਉਤੇ ਕਿ ਉਹ ਮਜਦੂਰਾਂ ਨੂੰ 10 ਸੈਂਟ ਇਕ ਘੰਟੇ ਦੇ ਦਏਗਾ। 3-3 ਮੀਲ ਪੈਂਡਾ ਤਹਿ ਕਰਕੇ ਲੋਕ ਉਸ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਨ ਲਈ ਆਂਦੇ ਸਨ। ਵਿਸ਼ਵ ਜੰਗ ਤੋਂ ਬਾਦ ਕੰਮ ਅਸਾਨੀ ਨਾਲ ਮਿਲਣ ਲਗ ਪਿਆ। ਮਜਦੂਰਾਂ ਦੀ ਮੰਗ ਵਧ ਗਈ ਅਤੇ ਜਿਉਂ ਹੀ ਲੋਕ ਬੰਦਰਗਾਹ ਉਤੇ ਉਤਰਦੇ ਸਨ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਕੰਮ ਉਤੇ ਰਖ ਲਿਆ ਜਾਂਦਾ ਸੀ। ਯੂਨੀਅਨ 1952 ਵਿਚ ਬਹੁਤ ਮਜ਼ਬੂਤ ਹੋ ਗਈ। ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਨੇ ਕਈ ਵਾਰ ਮਿੱਲ ਲਾਉਣ ਦੀ ਕੋਸ਼ਿਸ਼ ਕੀਤੀ ਪਰ ਸਫਲ ਨਹੀਂ ਹੋ ਸਕੇ। ੳਹਨਾਂ ਨੇ ਕਿਸ਼ਤਾਂ ਉਤੇ ਇਕ ਟਰੱਕ ਖਰੀਦਿਆ ਅਤੇ ਲਕੜਾਂ ਵੇਚਣ ਲਈ ਟਰੱਕਾਂ ਦਾ ਕਾਰੋਬਾਰ ਸ਼ੁਰੂ ਕਰ ਲਿਆ। ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਦਾ ਵਿਆਹ 1946 ਵਿਚ ਇੰਡੀਆ ਵਿਚ ਹੋਇਆ ਸੀ ਅਤੇ ਇੰਡੀਆ ਵਿਚ ਉਹਨਾਂ ਨੇ ਫੌਜ ਵਿਚ ਸਿਵੀਲਿਅਨ ਕਲਰਕ ਵਜੋਂ ਕੰਮ ਕੀਤਾ। 1949 ਵਿਚ ਪਹਿਲੀ ਵਾਰ ਉਹਨਾਂ ਦੀ ਪਤਨੀ ਹਵਾਈ ਜਹਾਜ਼ ਰਾਹੀਂ ਆਈ। ਇਸ ਲਈ ਕਿਰਾਇਆ 1200 ਡਾਲਰ ਲਗਿਆ ਸੀ। ਸਮੁੰਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਕਰਾਇਆ 600 ਡਾਲਰ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਬ੍ਰਿਟਿਸ਼ ਕੋਲੰਬੀਆ ਵਿਚ ਉਸ ਵੇਲੇ ਇੰਡੀਅਨ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਕੋਈ 2000 ਪਰਿਵਾਰ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਇਕ ਇੰਡੀਅਨ ਨੇ ਕਰਿਆਨੇ ਦਾ ਸਟੋਰ ਖੋਲਿਆ ਸੀ ਪਰ ਇਸ ਵਿਚ ਕਾਮਯਾਬ ਨਹੀਂ ਹੋਇਆ ਸੀ। ਇੰਡੀਅਨ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੀਆਂ ਦੋ ਮਸ਼ਹੂਰ ਮਿਓ ਅਤੇ ਕਪੂਰ ਆਰਾ ਮਿੱਲਾਂ ਸਨ। ਹੋਰ ਬਹੁਤ ਸਾਰੇ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਮਿੱਲਾਂ ਅਤੇ ਹੋਰ ਕਾਰੋਬਾਰ ਸ਼ੁਰੂ ਕੀਤੇ ਪਰ ਅਸਫਲ ਰਹੇ। ਕੈਮਲੂਪਸ ਅਤੇ ਕਲੋਨਾ ਵਿਚ ਇੰਡੀਅਨ ਪਰਿਵਾਰਾਂ ਦੇ ਆਪਣੇ ਫਾਰਮ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੀ ਕੋਈ ਔਰਤ ਬਾਹਰ ਕੰਮ ਕਰਨ ਨਹੀਂ ਜਾਂਦੀ ਸੀ; ਉਹ ਸਿਰਫ ਆਪਣੇ ਬੱਚਿਆਂ ਦਾ ਪਾਲਣ-ਪੋਸ਼ਣ ਅਤੇ ਘਰ ਦਾ ਕੰਮ ਕਾਜ ਹੀ ਕਰਦੀਆਂ ਸਨ। ਜੀਵਨ ਵਿਚ ਉਹਨਾਂ ਨੇ ਕਈ ਉਤਰਾਅ ਚੜਾਅ ਵੇਖੇ ਅਤੇ ਵਿਸ਼ਵ ਜੌਗ ਤੋਂ ਬਾਦ ਜੀਵਨ ਦੀਆਂ ਸਹੂਲਤਾਂ ਮਾਣ ਸਕੇ ਸਨ। ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਨੇ 1956 ਤੋਂ ਬਾਦ ਘਰ ਖਰੀਦਣ ਅਤੇ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਵਸਣ ਦਾ ਮਨ ਬਣਾਇਆ ਕਿਉਂਕਿ ਪਰਿਵਾਰ ਲਿਆਣ ਦੀ ਇਜਾਜ਼ਤ ਹੁੰਦੀ ਸੀ ਅਤੇ ਇੰਡੀਆ ਤੋਂ ਮੁੜ ਵਾਪਿਸ ਆ ਕੇ ਘਰ ਵਸਾਉਣਾ ਬਹੁਤ ਮੁਸ਼ਕਿਲ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਦੇ ਸਾਰੇ ਬੱਚਿਆਂ ਦਾ ਜਨਮ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਹੋਇਆ ਹੈ ਪਰ ੳਹਨਾਂ ਨੂੰ ਆਪਣੇ ਬੱਚਿਆਂ ਬਾਰੇ ਕੋਈ ਮੁਸ਼ਕਿਲ ਪੇਸ਼ ਨਹੀਂ ਆਈ। ਉਹਨਾਂ ਦੇ ਇਕ ਬੱਚੇ ਨੇ ਗੈਰ-ਭਾਰਤੀ ਬੱਚੇ ਨਾਲ ਵਿਆਹ ਕਰਵਾਇਆ ਹੈ।
Creator: Sharma, Hari
Description
Imanat Ali Khan est arrivé au Canada à l'âge de 25 ans, en 1912. Certains membres de sa famille ont immigré à Vancouver et à San Francisco dès 1907. Au Punjab, sa famille possédait des terres et Khan était lutteur. Il est arrivé via Manille, sur un bateau japonais ; le voyage a duré trois mois. Lorsqu'il est arrivé à Manille, on l'a informé que les immigrants devaient demeurer six mois dans cette ville avant de se rendre au Canada. Khan avait de la famille à Manille, qui lui a donné des papiers afin qu'il puisse partir immédiatement. Le nom sur son passeport était Babbar Ali. Son père habitait à Hong Kong à cette époque. Son frère est également venu à Hong Kong avec 6 autres Sikhs. Plusieurs personnes originaires du même district que Khan ont fait partie de l'artillerie et de la police britanniques cantonnées à Hong Kong et ils s'y sont éventuellement installés. Khan a entamé son périple à Ludhiana avec une vingtaine d'autres Indiens. Ils ont d'abord voyagé en train pendant trois jours pour se rendre à Calcutta, où ils ont pris un bateau faisant escale à Hong Kong, Manille, Seattle et Portland. Ils se sont ensuite rendus à Astoria, en Oregon, pour travailler dans une scierie à 2$ par jour. Ils habitaient seuls ou en groupes de quatre dans une maison. A cette époque, les gens traversaient la frontière canado-américaine à pieds. Ils sont arrivés à Vancouver pendant l'hiver et ils ont trouvé du travail à Fraser Mills. Environ 7000 ou 8000 Indiens travaillaient dans les scieries. Les salaires au Canada étaient inférieurs à ceux des Etats-Unis. Il y avait une cuisine de chantier et des dortoirs où des groupes de 15-20 personnes habitaient ensemble. Les Sikhs et les Musulmans avaient des cuisiniers différents. Il y avait très peu d'Hindous au Canada à cette époque. Il a travaillé à Fraser Mills pendant deux ans, soit de 1912 à 1914. En 1914, les scieries ont fermé leurs portes et plusieurs sont retournés aux Indes en raison du manque de travail. Khan et trois autres sont partis pour la Californie après avoir été invités par des membres de leur famille. Ils ont traversé la frontière à pieds en se cachant dans la forêt ou en versant des pots-de-vin aux agents de l'immigration. A l'aube, après avoir traversé la frontière, ils ont passé la journée dans un saloon avec des Blancs. Ils marchaient 8-10 miles le soir et demeuraient dans des maisons de fermiers pendant le jour. Une personne originaire d'une caste inférieure, un Marasi, leur a dit qu'il n'adresserait pas la parole au Sikh qui accompagnait Khan et qu'il le mènerait à un endroit où habitaient d'autres Sikhs. Il s'est ensuite rendu à Astoria, en Oregon, puis à Sacramento, en Californie, où il a travaillé sur une ferme appartenant à des Blancs. Sa maison a brûlé, alors il a déménagé 2-3 miles plus loin avec les autres travailleurs indiens. Cinq d'entre eux ont acheté un tracteur ensemble et ont loué un lopin de terre pour la récolte. Sikhs, Musulmans et Hindous habitaient ensemble. Khan a également fait un peu de lutte pour amuser la communauté. La communauté a commencé à publier un journal Ghadar. Le Gouverneur général du Canada est venu à Vancouver et il a rencontré la communauté indienne. Bhag Singh, un prêtre du Gurdwara de Vancouver, et Bhagwan Singh, qui était venu ici pour lutter en faveur de l'indépendance des Indes, étaient les leaders. Kartar Singh Sarabha, un étudiant qui travaillait dans une scierie à Astoria, s'est affilié au parti Ghadar. Lala Hardyal a ensuite dirigé la communauté. Le siège social du parti Ghadar était situé à San Francisco. Ils ont donné de l'argent au parti. Bhagwan Singh fut déporté de force et envoyé par bateau à Yokohama. Par la suite, il a été pendu dans un autre pays. Une personne d'origine bengalaise dirigeait une école sur le site de la scierie. Il a été déporté et s'est réinstallé à Seattle, où il a ouvert une autre école. Udai Ram était superviseur à la scierie et il était propriétaire d'un magasin près de la scierie. Une personne nommée Gurdit Kumar publiait un journal, le Sudesh Sevak. Un avocat, Teja Singh, a défendu la cause de l'épouse de Bhag Singh à Ottawa. A cette époque, on retrouvait des Gurdwaras à Vancouver, à Fraser Mills et à Victoria. Au moment de l'incident Komagata Maru [1914], il était au Canada. Du site de la scierie, il a vu un bateau amarré. Les passagers du bateau ne pouvaient pas venir sur la terre ferme, mais ceux qui étaient arrivés auparavant avaient pu débarquer. Ils ont donné des fonds pour les passagers et les leaders de la communauté indienne ont plaidé leur cause à Ottawa et à Victoria. De 1912- 1932, Khan a habité au Canada et aux Etats-Unis. En 1932, il est retourné aux Indes où il s'est marié. Il a ensuite habité au Pakistan jusqu'à 1976. En 1979, il est revenu en Californie pour ensuite s'établir au Canada.;Imanat Ali Khan came to Canada at the age of 25 in 1912. Family members of his had come to Vancouver and San Francisco as early as 1907. In Punjab his family owned land and Khan had been a wrestler. He came via Manila on a Japanese ship. The trip took three months. When they arrived in Manila he learned that there was a requirement that immigrants stay six months in Manila before proceeding to Canada. Khan had a relative in Manila who gave him his papers so that he could go on right away. The name on his passport said Babbar Ali. His father lived in Hong Kong at that time. His brother also came to Hong Kong with 6 other Sikhs. A number of people from Khan's district served in the British Artillery and Police stationed in Hong Kong, and eventually settled there. Khan traveled with 25-30 other Indian people. They started their journey from their district, Ludhiana. It took 3 days by train to reach Calcutta. From Calcutta they went by ship to Hong Kong, Manila, Seattle, and docking in Portland. From there they went to Astoria, Oregon, to work in a mill. They were paid $2 a day. They lived on their own or lived in shared houses of four people. At that time people crossed the Canada/US border on foot. In winter they came to Vancouver and worked in Fraser Mills. About 7-800 Indian people were working in the mill. Wages were lower in Canada than America. There was cookhouse and bunk houses where groups of 15-20 people lived together. Sikhs and Muslims had different cooks. There were very few Hindus in Canada at that time. He worked in Fraser Mills for 2 years, 1912-14. In 1914 the mills were shut down. Many people returned to India due to the dearth of work. Khan and three others went to California on invitation from their relatives. They crossed the American border by hiding or bribing the immigration officers. They crossed the border by foot, spending the night hiding in the woods near the border. Early in the morning the crossed the border, then spent the day at a white saloon. At night they set out again and walked 8-10 miles. They would find a farmer's house to stay at during the days. There a person from low caste of the community, a Marasi, told that he will not talk with the Sikh person Khan was traveling with, and would just take him to where there were other Sikh people. From there he went to Astoria, Oregon, then Sacramento, California, where he worked on a white farm. His house there was burned down, so he moved 2-3 miles away with the rest of the Indian workers. Five of them together purchased a tractor and took a lease on some land to start farming. Sikhs, Muslims and Hindus lived together. Khan also did some wrestling for the entertainment of the community. The community began to publish a Ghadar newspaper. The Governor General of Canada came to Vancouver and met with the Indian community. Bhag Singh, a Priest of the Vancouver Gurdwara, and Bhagwan Singh, who came here to fight for the freedom of India, were their leaders. Kartar Singh Sarabha, a student working in a mill in Astoria, Oregon, went with the Ghadar Party. Lala Hardyal then led the community. The Ghadar Party's head office was in San Francisco. They donated to the party. Bhagwan Singh was forcefully deported and sent by ship back to Yokohama. Later he was hanged in some other country. There was a Bengali person who ran a school in mill side. He was deported and went to Seattle, where he opened another school. Udai Ram was a manager in the mill and had a shop in mill side. A person named Gurdit Kumar used to have a newspaper called Sudesh Sevak. A lawyer named Teja Singh fought the case of Bhag Singh's wife in Ottawa. At that time there were Gurdwaras in Vancouver, Fraser Mills and Victoria. At the time of Komagata Maru incident [1914] he was in Canada. From mill side they went and saw the ship docked. Passengers of the ship were not allowed to land even those who came earlier were allowed to land. They donated money for the passengers, and leaders from the Indian community interceded with Ottawa and Victoria. From 1912- 1932 Khan lived in Canada and America. In 1932 he went back to India and got married there. Then until 1976 he lived in Pakistan; in 1979 he came back to California, then he settled in Canada.;ਇਮਾਨਤ ਅਲੀ ਖ਼ਾਨ 25 ਸਾਲ ਦੀ ਉਮਰ ਵਿਚ 1912 ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ। ਪੰਜਾਬ ਵਿਚ ਲੁਧਿਆਣੇ ਦੇ ਹੰਦਵਾੜੇ ਪਿੰਡ ਵਿਚ ਜਿੰਮੀਦਾਰ ਸਨ ਅਤੇ ਉਹ ਆਪ ਪੰਜਾਬ ਵਿਚ ਕੁਸ਼ਤੀ ਲੜਿਆ ਕਰਦੇ ਸਨ। 1907 ਦੇ ਸਮੇਂ ਉਨਾਂ ਦੇ ਕੁਝ ਰਿਸ਼ਤੇਦਾਰ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਅਤੇ ਕੁਝ ਅਮਰੀਕਾ ਵਿਚ ਸੈਨ ਫਰਾਂਸਿਸਕੋ ਵਿਚ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਇਮਾਨਤ ਅਲੀ ਖ਼ਾਨ ਨੇ ਆਪਣਾ ਸਫ਼ਰ ਲੁਧਿਆਣੇ ਜ਼ਿਲੇ ਤੋਂ ਸ਼ੁਰੂ ਕੀਤਾ। ਕਲਕੱਤਾ ਪਹੁੰਚਣ ਲਈ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਤਿੰਨ ਦਿਨ ਲਗ ਗਏ ਸਨ। ਕਲਕੱਤੇ ਤੋਂ ਸਮੁਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਰਾਹੀਂ ਉਹ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ, ਮਨੀਲਾ, ਸੀਐਟਲ ਅਤੇ ਅੰਤ ਵਿਚ ਪੋਰਟਲੈਂਡ ਪਹੁੰਚੇ ਸਨ। ਜਪਾਨੀ ਸਮੁਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਮਨੀਲਾ ਦੇ ਰਸਤਿਓਂ ਤਿੰਨ ਮਹੀਨਿਆਂ ਦੇ ਬਾਦ ਮਨੀਲਾ ਆਇਆ ਸੀ। ਇਸ ਕਰਕੇ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਮਨੀਲਾ ਵਿਚ ਰੁਕਣਾ ਪਿਆ ਪਰ ਜਦੋਂ ਉਹ ਮਨੀਲਾ ਪਹੁੰਚੇ ਤਾਂ ਹੁਕਮ ਹੋ ਗਏ ਕਿ ਲੋਕ ਮਨੀਲਾ ਵਿਚ ਛੇ ਮਹੀਨੇ ਰੁਕ ਕੇ ਅਗੇ ਦਾ ਸਫਰ ਕਰ ਸਕਦੇ ਹਨ। ਮਨੀਲਾ ਵਿਚ ਇਕ ਰਿਸ਼ਤੇਦਾਰ ਨੇ ਆਪਣੇ ਦਸਤਾਵੇਜ਼ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਦੇ ਦਿਤੇ ਅਤੇ ਉਸਦੇ ਪਾਸਪੋਰਟ ਉਤੇ ਉਹ ਤਿੰਨ ਮਹੀਨੇ ਪਹਿਲਾਂ ਆ ਗਏ ਸਨ। ਪਾਸਪੋਰਟ ਉਤੇ ਉਨਾਂ ਦਾ ਨਾਂ ਬੱਬਰ ਅਲੀ ਸੀ। ਉਸ ਵੇਲੇ ਲੋਕ ਅਮਰੀਕਾ ਦਾ ਬਾਰਡਰ ਪੈਦਲ ਪਾਰ ਕਰਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਉਨਾਂ ਦੇ ਪਿਤਾ ਉਸ ਵੇਲੇ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਵਿਚ ਸਨ। ਇਮਾਨਤ ਅਲੀ ਦਾ ਭਰਾ ਵੀ ਪੰਜਾਬ ਤੋਂ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਛੇ ਸਿੱਖਾਂ ਨਾਲ ਆ ਗਿਆ ਸੀ। ਉਨਾਂ ਦੇ ਹਦਵਾੜੇ ਪਿੰਡ ਦੇ ਲੋਕ ਬ੍ਰਿਟਿਸ਼ ਆਰਟਲਰੀ ਅਤੇ ਪੁਲਿਸ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਉਨਾਂ ਦੇ ਪਿੰਡ ਦੇ ਲੋਕ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਆ ਕੇ ਸੈਟਲ ਹੋ ਗਏ ਸਨ। ਇਮਾਨਤ ਅਲੀ ਦੇ ਨਾਲ ਸਮੁਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ 25-30 ਹੋਰ ਲੋਕ ਆਏ ਸਨ ਅਤੇ ਸਿਐਟਲ ਵਿਚ ਸੈਟਲ ਹੋ ਗਏ ਸਨ। ਸਿਐਟਲ ਤੋਂ ਬਾਦ ਉਹ ਐਸਟੋਰੀਆ ਚਲੇ ਗਏ ਅਤੇ ਦੋ ਦਿਨਾਂ ਵਿਚ ਹੀ ਦੋ ਡਾਲਰ ਫੀ ਦਿਨ ਦੇ ਹਿਸਾਬ ਨਾਲ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਕੰਮ ਮਿਲ ਗਿਆ। ਚਾਰ ਲੋਕਾਂ ਨਾਲ ਮਿਲਕੇ ਉਹ ਇਕ ਘਰ ਵਿਚ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਪਰ ਸਰਦੀਆਂ ਵਿਚ ਉਹ ਵੈਨਕੂਵਰ ਆ ਗਏ ਅਤੇ ਫਰੇਜ਼ਰ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਨ ਲਗ ਪਏ। ਉਸ ਮਿਲ ਵਿਚ ਕੋਈ 700-800 ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕ ਕੰਮ ਕਰਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਅਮਰੀਕਾ ਨਾਲੋਂ ਇਸ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਪੈਸੇ ਘਟ ਮਿਲਦੇ ਸਨ। ਕੁੱਕ ਹਾਉਸ ਅਤੇ ਬੰਕ ਹਾਉਸ ਵਿਚ 15-20 ਲੋਕਾਂ ਦੇ ਗਰੁਪ ਵਿਚ ਲੋਕ ਰਿਹਾ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਸਿੱਖਾਂ ਅਤੇ ਮੁਸਲਮਾਨਾਂ ਦਾ ਵਖਰਾ ਰਸੋਈਆ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਬਹੁਤ ਘਟ ਹਿੰਦੂ ਲੋਕ ਉਸ ਵੇਲੇ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਫਰੇਜ਼ਰ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਨੇ ਦੋ ਸਾਲ ਕੰਮ ਕੀਤਾ ਫਿਰ 1914 ਵਿਚ ਪਹਿਲੀ ਜੰਗ ਕਰਕੇ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਕੰਮ ਬੰਦ ਹੋ ਗਿਆ ਸੀ। ਬਹੁਤ ਸਾਰੇ ਲੋਕ ਕੰਮ ਨਾ ਹੋਣ ਕਰਕੇ ਇੰਡੀਆ ਵਾਪਿਸ ਚਲੇ ਗਏ। ਉਸ ਵੇਲੇ ਇਮਾਨਤ ਅਲੀ ਖ਼ਾਨ ਤਿੰਨ ਵਿਅਕਤੀਆਂ ਨਾਲ ਆਪਣੇ ਰਿਸ਼ਤੇਦਾਰਾਂ ਦੇ ਬੁਲਾਣ ਉਤੇ ਅਮਰੀਕਾ ਵਿਚ ਕੈਲੀਫੋਰਨੀਆਂ ਚਲੇ ਗਏ। ਅਮਰੀਕਾ ਦਾ ਬਾਰਡਰ ਲੋਕ ਲੁਕ-ਛਿਪ ਕੇ ਜਾਂ ਇਮੀਗ੍ਰੇਸ਼ਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਰਿਸ਼ਵਤ ਦੇ ਕੇ ਪਾਰ ਕਰਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਪੈਦਲ ਤੁਰ ਕੇ ਉਹ ਬਾਰਡਰ ਨੇੜੇ ਪਹੁੰਚੇ ਅਤੇ ਰਾਤ ਜੰਗਲ ਵਿਚ ਬਾਰਡਰ ਨੇੜੇ ਗੁਜਾਰੀ। ਤੜਕਸਾਰ ਉਨਾਂ ਨੇ ਬਾਰਡਰ ਪਾਰ ਕੀਤਾ। ਅਗਲੀ ਰਾਤ ਅਤੇ ਦਿਨ ਉਨਾਂ ਨੇ ਗੋਰੇ ਦੇ ਇਕ ਸਲੂਨ ਵਿਚ ਬਿਤਾਇਆ। ਰਾਤ ਨੂੰ ਉਨਾਂ ਨੇ ਤੁਰਨਾ ਸ਼ੁਰੂ ਕੀਤਾ ਅਤੇ 8-10 ਮੀਲ ਪੈਦਲ ਤੁਰੇ। ਰਾਤ ਉਹਨਾਂ ਨੇ ਇਕ ਕਿਰਸਾਨ ਦੇ ਘਰ ਬਿਤਾਈ ਅਤੇ ਤੜਕੇ ਫਿਰ ਤੁਰ ਪਏ। ਰਾਹ ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਅਮਰੀਕੀ ਅਧਿਕਾਰੀਆਂ ਨੇ ਰੋਕ ਕੇ ਪੁਛ-ਗਿਛ ਕੀਤੀ। ਅਧਿਕਾਰੀਆਂ ਨੇ ਮਾਝੇ ਦੇ ਵਿਅਕਤੀ ਦੇ ਨਾਲ ਆਏ ਛੇ ਵਿਅਕਤੀਆਂ ਨੂੰ ਅਤੇ ਤਿੰਨ ਹੋਰ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਭਾਰਤ ਵਾਪਿਸ ਭੇਜ ਦਿਤਾ। ਇਮਾਨਤ ਅਲੀ ਖ਼ਾਨ ਅਤੇ ਨਾਲ ਦੇ ਸਾਥੀ ਅਮਰੀਕਾ ਚਲੇ ਗਏ ਕਿਉਂਕਿ ਉਨਾਂ ਕੋਲ ਸੀਐਟਲ ਆਣ ਦੇ ਸਬੂਤ ਸਨ। ਉਥੋਂ ਉਹ ਰੇਲਗਡੀ ਰਾਹੀਂ ਪੋਰਟਲੈਂਡ ਆ ਗਏ। ਉਥੇ ਨੀਵੀਂ ਜ਼ਾਤ ਵਾਲੇ ਇਕ ਮਰਾਸੀ ਨੇ ਕਿਹਾ ਕਿ ਉਹ ਨਾਲ ਦੇ ਸਿੱਖ ਆਦਮੀ ਨਾਲ ਗੱਲ ਨਹੀਂ ਕਰੇਗਾ ਅਤੇ ਰਾਹ ਵਿਚ ਜਿਥੇ ਸਿੱਖ ਆਦਮੀ ਮਿਲ ਜਾਣਗੇ ਉਹ ਉਸ ਨੂੰ ਉਨਾਂ ਕੋਲ ਛਡ ਦਏਗਾ। ਉਥੋਂ ਉਹ ਐਸਟੋਰੀਆ ਅਤੇ ਫਿਰ ਕੈਲੀਫੋਰਨੀਆ ਵਿਚ ਸੈਕਰਾਮੈਂਟੋ ਚਲੇ ਗਏ। ਜਿਥੇ ਉਨਾਂ ਨੇ ਕਿਸੇ ਗੋਰੇ ਦੇ ਫਾਰਮ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕੀਤਾ। ਉਸਦਾ ਘਰ ਸੜ ਜਾਣ ਤੋਂ ਬਾਦ ਉਹ 2-3 ਮੀਲ ਦੀ ਦੂਰੀ ਉਤੇ ਆਪਣੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਲੋਕਾਂ ਵਿਚ ਚਲੇ ਗਏ। ਪੰਜ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਮਿਲ ਕੇ ਟ੍ਰੈਕਟਰ ਖਰੀਦਿਆ। ਜ਼ਮੀਨ ਲੀਜ਼ ਉਤੇ ਲਈ ਅਤੇ ਖੇਤੀ ਕਰਨੀ ਸ਼ੁਰੂ ਕਰ ਦਿਤੀ। ਸਿੱਖ, ਹਿੰਦੂ ਅਤੇ ਮੁਸਲਮਾਨ ਇਕੱਠੇ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ ਅਤੇ ਰਸੋਈਆ ਉਨਾਂ ਦੀ ਰੋਟੀ ਬਣਾਉਂਦਾ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਉਥੇ ਇਮਾਨਤ ਅਲੀ ਆਪਣੇ ਲੋਕਾਂ ਨਾਲ ਕੁਸ਼ਤੀਆਂ ਲੜਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। 1912-1914 ਤਕ ਉਹ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਰਹੇ ਸਨ। ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਆਗੂਆਂ ਨੇ ਗਦਰ ਪੇਪਰ ਕਢਣਾ ਸ਼ੁਰੂ ਕਰ ਦਿਤਾ। ਕੈਨੇਡਾ ਦਾ ਗਵਰਨਰ ਜਨਰਲ ਵੈਨਕੂਵਰ ਆਇਆ ਅਤੇ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਸਦਿਆ। ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਦਾ ਗ੍ਰੰਥੀ ਅਤੇ ਭਗਵਾਨ ਸਿੰਘ ਉਨਾਂ ਦੇ ਲੀਡਰ ਸਨ। ਭਗਵਾਨ ਸਿੰਘ ਦੇਸ਼ ਦੀ ਅਜ਼ਾਦੀ ਲਈ ਇਥੇ ਆਇਆ ਸੀ। ਕਰਤਾਰ ਸਿੰਘ ਸਰਾਭਾ ਅਮਰੀਕਾ ਵਿਚ ਐਸਟੋਰੀਆ ਵਿਚ ਇਕ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਸਰਾਭਾ ਇਕ ਵਿਦਿਆਰਥੀ ਸੀ ਅਤੇ ਉਹ ਐਸਟੋਰੀਆ ਤੋਂ ਗਦਰ ਪਾਰਟੀ ਨਾਲ ਹੋ ਗਿਆ। ਉਸ ਤੋਂ ਬਾਦ ਲਾਲਾ ਹਰਦਿਆਲ ਨੇ ਕਮਯੁਨਿਟੀ ਦੀ ਅਗਵਾਈ ਕੀਤੀ ਅਤੇ ਗਦਰ ਪੇਪਰ ਕਢਿਆ। ਗਦਰ ਪਾਰਟੀ ਦਾ ਦਫਤਰ ਸੈਨ ਫ੍ਰਾਂਸਿਸਕੋ ਵਿਚ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਲੋਕ ਗਦਰ ਪਾਰਟੀ ਲਈ ਪੈਸਾ ਦਿੰਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਭਗਵਾਨ ਸਿੰਘ ਨੂੰ ਜ਼ਬਰਦਸਤੀ ਸਮੁਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਵਾਪਿਸ ਭੇਜ ਦਿਤਾ ਜਿਥੋਂ ਉਹ ਯੋਕੋਹਾਮਾ ਉਤਰਿਆ। ਬਾਦ ਵਿਚ ਭਗਵਾਨ ਸਿੰਘ ਨੂੰ ਕਿਸੇ ਹੋਰ ਦੇਸ਼ ਵਿਚ ਫਾਂਸੀ ਦੇ ਦਿਤੀ ਗਈ ਸੀ। ਕਾਮਾਗਾਟਾ ਮਾਰੂ ਜਹਾਜ਼ ਦੀ ਘਟਨਾ ਸਮੇਂ ਉਹ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਸਨ। ਮਿੱਲ ਸਾਈਡ ਤੋਂ ਉਹ ਜਹਾਜ਼ ਵੇਖਣ ਗਏ ਸਨ। ਜਹਾਜ਼ ਉਸ ਵੇਲੇ ਸਮੁਦਰ ਵਿਚ ਖੜੋਤਾ ਸੀ। ਜਹਾਜ਼ ਦੇ ਮੁਸਾਫਰਾਂ ਨੂੰ ਉਤਰਨ ਨਹੀਂ ਦਿਤਾ ਗਿਆ ਸੀ ਪਰ ਜਿਹੜੇ ਲੋਕ ਪਹਿਲਾਂ ਕੈਨੇਡਾ ਆ ਚੁਕੇ ਸਨ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਕੈਨੇਡਾ ਆਉਣ ਦਿਤਾ ਗਿਆ ਸੀ। ਸਿੱਖਾਂ ਨੇ ਪੈਸਾ ਇਕੱਠਾ ਕਰਕੇ ਉਨਾਂ ਦੀ ਮਦਦ ਕੀਤੀ ਅਤੇ ਸਿੱਖ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਆਗੂਆਂ ਨੇ ਔਟਵਾ ਅਤੇ ਵਿਕਟੋਰੀਆ ਨਾਲ ਰਾਬਤਾ ਰਖਿਆ ਸੀ। ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਇਕ ਬੰਗਾਲੀ ਆਦਮੀ ਨੇ ਮਿੱਲ ਸਾਈਡ ਵਿਚ ਸਕੂਲ ਖੋਲਿਆ ਸੀ। ਸਰਕਾਰ ਨੇ ਉਸਨੂੰ ਦੇਸ਼ ਵਿਚੋਂ ਚਲੇ ਜਾਣ ਦੇ ਹੁਕਮ ਦੇ ਦਿਤੇ, ਉਹ ਸੀਐਟਲ ਚਲਾ ਗਿਆ ਅਤੇ ਉਥੇ ਇਕ ਸਕੂਲ ਖੋਲਿਆ। ਉਦੇਅ ਰਾਮ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਮੈਨੇਜਰ ਸੀ ਅਤੇ ਉਸਦੀ ਮਿੱਲ ਸਾਈਡ ਵਿਚ ਇਕ ਦੁਕਾਨ ਹੁੰਦੀ ਸੀ। ਗੁਰਦਿੱਤ ਕੁਮਾਰ ਸੁਦੇਸ਼ ਸੇਵਕ ਪੇਪਰ ਕਢਿਆ ਕਰਦਾ ਸੀ। ਤੇਜਾ ਸਿੰਘ ਵਕੀਲ ਨੇ ਭਾਗ ਸਿੰਘ ਦੀ ਵਹੁਟੀ ਦਾ ਕੇਸ ਔਟਵਾ ਵਿਚ ਲੜਿਆ ਸੀ। ਉਸ ਵੇਲੇ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵੈਨਕੂਵਰ, ਫਰੇਜ਼ਰ ਮਿੱਲ ਅਤੇ ਵਿਕਟੋਰੀਆ ਵਿਚ ਹੋਇਆ ਕਰਦੇ ਸਨ। 1912-1932 ਤਕ ਇਮਾਨਤ ਅਲੀ ਕੈਨੇਡਾ ਅਤੇ ਅਮਰੀਕਾ ਵਿਚ ਰਹੇ। 1932 ਵਿਚ ਉਹ ਇੰਡੀਆ ਵਾਪਿਸ ਚਲੇ ਗਏ ਅਤੇ ਉਥੇ ਜਾ ਕੇ ਵਿਆਹ ਕਰਵਾਇਆ। 1976 ਤਕ ਉਹ ਪਾਕਿਸਤਾਨ ਵਿਚ ਰਹੇ। 1979 ਵਿਚ ਉਹ ਕੈਲੀਫੋਰਨੀਆਂ ਵਾਪਿਸ ਆ ਗਏ ਅਤੇ ਬਾਦ ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਸੈਟਲ ਹੋ ਗਏ।
Description
Il est arrivé au Canada en 1954, à l'âge de 38 ans et sa famille est venue le rejoindre en 1969. Il a quatre enfants. Aux Indes, il était inspecteur dans un département de marketing. Il a décidé de venir s'établir au Canada parce qu'il est originaire du Pakistan et on lui a tout volé. Il a d'abord vécu en Angleterre pendant trois ans. Au Canada, il a trouvé un emploi dans une scierie. Les salaires étaient tous les mêmes à l'époque parce que les travailleurs étaient syndiqués. Il a vécu à Honeymoon Island pendant trois ans, puis à Port Alberny pendant 8-9 ans, jusqu'à la fermeture de la scierie. Il a changé d'emploi souvent et il était difficile de trouver du travail. A Honeymoon Island, il habitait dans une cuisine de chantier [un logement communautaire] appartenant au propriétaire de la scierie. Il vivait confortablement et les week-ends, les gens jouaient à des jeux et bavardaient. Tous les habitants de la cuisine de chantier étaient Indiens. Il est retourné aux Indes en 1967 et il croit que la situation était bien à l'époque alors qu'au moment de l'entrevue, il semblait y avoir des problèmes politiques. Il croit que la vie est meilleure au Canada : les gens ne sont pas confrontés à des problèmes majeurs s'ils travaillent. Il n'a pas été victime de discrimination dans son travail : les gens étaient polis et gentils envers lui. Il vivait confortablement au Pakistan, puis il a dû tout sacrifier pour l'indépendance. Il est ensuite venu au Canada et maintenant, il vit confortablement. Il habite à Kamloops et certains de ses enfants sont à Vancouver. Il était associé au Parti communiste et il est venu au Canada avec un visa d'étudiant. Ce dernier a établi le syndicat où Hardev travaille. Il était retourné aux Indes au moment de l'entrevue. Il croit que les immigrants indiens d'aujourd'hui quittent en raison des conditions économiques difficiles aux Indes. Ils ont de la difficulté à nourrir leur famille avec leur petit lopin de terre. Mais même au Canada, les conditions d'emploi peuvent être difficiles et plusieurs travaillent sur les fermes d'Abbotsford. Cependant, ils n'acceptent pas l'aide sociale, sauf s'ils sont en état de détresse.
Description
Il est arrivé au Canada en 1930, à l'âge de 17 ans. Il vivait en Malaisie depuis deux ans et il souhaitait venir rejoindre son cousin. Il a quitté Calcutta sur un navire de charge ; il devait dormir sur le pont, à la belle étoile, et préparer ses repas. Comme il n'a pas pu trouver de travail en raison de la dépression économique qui sévissait, il est allé à l'école pendant un an. Son cousin travaillait dans une scierie et il habitait avec lui dans le dortoir de la scierie. Il a ensuite travaillé dans cette scierie, puis sur une ferme. Il entretenait de bonnes relations avec les Blancs de son entourage. Son cousin habitait au Canada depuis 1911 et il raconte qu'à cette époque, les Indiens travaillaient très fort. Ils ne mangeaient que des pommes de terre parce qu'elles étaient gratuites. Les travailleurs immigrants des fermes dormaient par terre, dans une pièce commune. Les Indiens marchaient 60 miles [d'Abbotsford à Vancouver] le dimanche pour se rendre au Gurdwara. Il raconte que les Indiens devaient se couvrir la tête pour entrer au Gurdwara. Mais suite à des conflits entre deux groupes d'individus au Gurdwara de la 2e Avenue (à Vancouver), les autorités du temple ont décidé de permettre aux fidèles d'entrer dans le Gurdwara même s'ils ne portaient pas de turban. Il fut président de ce Gurdwara pendant deux ans. Certains furent mécontents de cette décision et ils ont établi leur propre Gurdwara. Il explique qu'il existait des divisions parmi les Indo-canadiens en raison de leur appartenance à un groupe particulier, mais ces sentiments n'existent plus aujourd'hui. Il raconte sa version de l'incident Kama Ghatta Maru. Le cousin de il a fait venir près de 400 personnes au Canada. Il a fait partie de l'armée canadienne pendant la guerre, même si les Indiens n'avaient pas le droit de vote à cette époque. Il dit que les soldats caucasiens étaient très respectueux envers lui, notamment les soldats d'origine britannique et écossaise.
Description
Il est arrivé au Canada en 1929, à l'âge de 14 ans. Avant d'immigrer au Canada, il a habité à Shanghai pendant trois ans, où il fréquentait une école anglophone. Un ami de son père qui habitait au Canada a 'adopté' Maghar afin qu'il puisse immigrer. Il a d'abord travaillé dans une usine à Duncan, puis dans une scierie. Il avait de la difficulté à trouver des emplois pendant la dépression parce que toutes les entreprises fermaient leurs portes. Le superviseur de la scierie était un ami de son 'oncle', alors ils habitaient avec lui, et non dans un dortoir avec les autres travailleurs indiens. Il se souvient d'un Blanc qui occupait un emploi identique au sien, mais qui gagnait 0,05$ l'heure de plus que lui. Maghar s'est marié au Canada en 1944. Dans les brasseries de Duncan, il y avait une salle réservée aux Indiens qui portaient une barbe et un turban ; les autres Indiens [rasés et sans turban] pouvaient s'asseoir avec les Blancs. Il partage son opinion sur l'assassinat de Mme Gandhi. A l'époque où son 'oncle' a immigré, il y avait environ 1000 Indiens au Canada. Les hommes travaillaient neuf heures par jour, six jours par semaine. Le dimanche, ils se rendaient à un Gurdwara situé à quatre miles de Duncan. Les conditions de vie étaient très difficiles à cette époque. Il mentionne un homme de Mission, qui fut le premier à couper ses cheveux, ce qui a causé de grands remous. Par la suite, plus de la moitié des Indiens ont suivi son exemple. On lui a raconté que les premiers immigrants indiens travaillaient sur les fermes et dormaient dans les étables. Par la suite, ils ont commencé à travailler dans les scieries et à vivre dans des logements communautaires fournis par l'employeur. Les Indiens [ainsi que les autres personnes d'origine asiatique et les femmes] trouvaient facilement du travail pendant la guerre parce que plusieurs hommes avaient dû s'enrôler dans l'armée. Il raconte qu'à l'origine, il existait un bel esprit d'entraide dans la communauté indo-canadienne mais qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de division, ce qu'il juge regrettable.
Description
Il est originaire du Punjab. Il est arrivé au Canada en 1930, à l'âge de 17 ans. Il était marié, mais sa femme n'a pas pu l'accompagner en raison des lois sur l'immigration en vigueur à cette époque. Elle est venue au Canada après 1948. Il a quitté les Indes parce que les conditions de vie étaient extrêmement difficiles pour les fermiers comme lui. Il explique pourquoi, selon lui, les conditions étaient si difficiles aux Indes. Il est venu à Vancouver via Calcutta et Hong Kong sur un navire moderne. Son oncle l'attendait à Vancouver. Lorsqu'il est arrivé, plusieurs scieries avaient dû fermer leurs portes, alors il a travaillé sur une ferme appartenant à des Indiens, à Kamloops, pendant quelques mois. En 1932, il fut embauché par une scierie de Mission, où il a travaillé pendant douze ans. Il vivait dans un dortoir et pratiquement tous les travailleurs étaient célibataires. Dans les scieries, les Blancs gagnaient 0,10$-0,15$ l'heure de plus que les autres parce qu'ils occupaient des postes « principaux », alors que les gens d'origine ethnique différente occupaient des emplois « physiques ». Les hommes travaillaient six jours par semaine dans les scieries et se reposaient le dimanche. On ne lui a jamais interdit d'entrer dans un pub ou au cinéma. Selon il, les Indiens étaient mieux acceptés avant les années 1970. Il se dit heureux de vivre au Canada et que grâce à son oncle qui a fait venir d'autres membres de la famille, cette dernière comptait environ 500 personnes au moment de l'entrevue. Il est allé aux Indes en 1983 et il a constaté que la majorité des Sikhs habitaient dans des villages. Il explique pourquoi, selon lui, les habitants des Indes sont mécontents [lié à des questions religieuses et aux demandes des Sikhs]. Son oncle est arrivé au Canada en 1913 et il a travaillé dans les scieries. Il croit que les premiers immigrants Indiens ont fait beaucoup pour eux. Certains ont travaillé sur des fermes et devaient dormir dans les champs, car ils n'avaient pas de foyer. Ils ne parlaient pas anglais et ils avaient de la difficulté à communiquer avec les Blancs. Les immigrants indiens travaillaient dans les fermes, dans les scieries et à la construction du chemin de fer. Il raconte que plusieurs immigrants indiens sont venus au Canada en 1906. Il n'y avait pas de Gurdwara à Vancouver à cette époque : on louait une maison, qui servait de temple, et chaque membre de la communauté contribuait généreusement pour payer le loyer. Le Gurdwara de la 2e Avenue à Vancouver fut bâti en 1908. Inder explique qu'avant la construction du temple, le gouvernement a essayé de convaincre la communauté asiatique de s'installer sur l'île de Vancouver. Après avoir visité l'emplacement proposé par le gouvernement, les représentants de la communauté indienne ont refusé de s'y installer car la région était trop sauvage ; ils ont alors commencé à songer à retourner aux Indes en pensant que les Blancs tentaient de les duper. Il décrit les événements ayant mené à la construction d'autres Gurdwaras en Colombie-Britannique.
Description
Il est le propriétaire de la scierie Terminal. Il est arrivé au Canada en 1924, à l'âge d'un an. Il a deux enfants et il est originaire du Punjab. Son père est arrivé au Canada en 1906, puis il est retourné aux Indes en 1918. Il s'est marié et il est revenu au Canada en 1924 avec sa femme et ses enfants. Son père est venu parce qu'il ne possédait pas suffisamment de terres pour faire vivre sa famille, ce qui était le cas pour de nombreux habitants de leur village. Ils ont voyagé en bateau de Calcutta à Vancouver via Hong Kong. Il a quitté l'école après la 6e année pour travailler dans les scieries, en 1936, lorsqu'il avait 14 ans. Il a dû aller travailler pour aider sa famille financièrement. Il gagnait 0,40$ l'heure, soit 0,10$ de moins que les travailleurs blancs. Il habitait à la scierie, dans un dortoir : il y a avait des dortoirs pour toutes les nationalités (Chinois, Japonais, Allemands et Indiens). Il y avait une cuisine communautaire et les conditions de vie dans le dortoir étaient assez bonnes. Il n'a pas été victime de discrimination. Il s'intéresse à la politique depuis les 25 dernières années en appuyant certains partis. Il s'implique peu dans sa communauté : il préfère la politique provinciale et nationale. Il participe à de nombreuses activités de nature politique et rencontre beaucoup de gens. Il reçoit des dignitaires indiens qui viennent au Canada. Il est très riche. Il visite les Indes 2-3 fois par année. Il a remarqué que certaines conditions s'y étaient améliorées, notamment les réseaux routiers et les transports en commun. Les conditions semblent s'améliorer peu à peu pour les fermiers, dont les terres semblent produire de plus en plus. Il croit que la communauté Sikh a toujours été divisée en deux ou trois factions, ce qui constitue sa principale faiblesse. Il croit que les indo-canadiens ont perdu leur prestige, surtout depuis qu'ils ont célébré le meurtre d'Indira Gandhi. Son père est arrivé au Canada en 1906 et il a travaillé dans les scieries de la région intérieure de la Colombie-Britannique. Il habitait dans des dortoirs avec d'autres Indiens et il avait peu de contacts avec le monde extérieur. Les Indiens voulaient obtenir le droit de vote au Canada à l'époque de la guerre. Dans les années 1930, plusieurs immigrants sont entrés de manière illégale et le gouvernement a tenté de les expulser. En 1938, le Dr. Pandhia a défendu leur cause pour qu'ils puissent rester. Il croit que le gouvernement accepte des réfugiés qui causaient des problèmes dans leur pays et qui une fois installés au Canada, causent des problèmes ici aussi.
Description
Il est arrivé au Canada en 1920, à l'âge de 14 ans, avec son père. Les conditions de vie étaient assez bonnes en Inde à cette époque, selon lui. La plupart des gens étaient fermiers et ils pouvaient facilement se nourrir parce que la nourriture était très abordable. Il a voyagé sur un navire de charge de Calcutta à Hong Kong, où il dormait sur le pont et préparait ses propres repas (les passagers devaient apporter toute leur nourriture). Le prix du billet était de 40 roupies. Il a ensuite pris un bateau de croisière de Hong Kong à Vancouver (65 roupies). Nand a pu entrer facilement au Canada parce que son père y avait vécu par le passé. Il a travaillé à Duncan, sur les chemins de fer, et il habitait dans un wagon. Par la suite, il a travaillé dans une scierie à Vancouver, où il gagnait 4$ par jour pour dix heures de travail. En 1920, la majorité des Indo-canadiens portaient un turban et entretenaient de bonnes relations avec les Blancs. Les Indiens pouvaient acheter des terres à leur guise et certains ont commencé à vouloir s'installer définitivement au Canada lorsque le gouvernement leur a donné l'autorisation de faire venir les membres de leur famille immédiate. Les jours de congé, les Indo-canadiens allaient prier au Gurdwara ou ils se rencontraient pour bavarder. Il parle des divers Gurdwaras qui existaient à cette époque. Son père est arrivé au Canada en 1906 après avoir entendu parler du pays par ses compatriotes. Son père travaillait à Vancouver : il défrichait des terres. Il gagnait 0,50$ par jour, ce qui était insuffisant pour survivre. Les Indiens mettaient donc leur argent en commun pour réussir à se nourrir adéquatement. Il explique qu'il n'y avait pas de conflits entre les immigrants indiens basés sur leur origine (Malwa, Doabba, etc.). Il raconte sa version de l'incident Kama Ghatta Maru et de l'affaire il [meurtre dans un Gurdwara]. Au début des années 1930, certains Indiens désirant immigrer au Canada modifiaient leur apparence pour ressembler à une personne déjà établie ici et prétendre qu'ils étaient 'parent-enfant'. Les Indo-canadiens ont connu d'importantes baisses salariales pendant la dépression (de 0,40$ à 0,15$ l'heure). Il raconte que parfois, certains Indiens dénonçaient des immigrants indiens illégaux pour se venger. Plusieurs ont alors commencé à se couper les cheveux et à ne plus porter leur turban afin de ne pas être reconnus. Il fut une époque où les Indiens instruits n'arrivaient pas à trouver un emploi correspondant à leurs qualifications au Canada. Certains coupaient leurs cheveux, espérant ainsi augmenter leurs chances d'obtenir un emploi convenable. Mais ce n'est que quelques années plus tard que les lois ont changé et qu'ils ont pu occuper des emplois de bureau (non physiques).
Description
Il est arrivé au Canada en 1931, à l'âge de 14 ans. Il est retourné en Inde en 1938, il s'est marié, il a divorcé et il est revenu au Canada en 1946. Il s'est remarié au Canada en 1949 avec une femme originaire du Punjab. Il est venu rejoindre son père, établi au Canada depuis 1905. Son père travaillait dans une scierie à Golden parce qu'il était difficile de trouver des emplois ailleurs en Colombie-Britannique. Il gagnait un dollar par jour, pour dix heures de travail. Il se souvient que les conditions de vie étaient difficiles au Punjab et que les méthodes agricoles étaient ardues et dangereuses. Il a voyagé sur un navire de charge de Calcutta à Hong Kong. Il dormait sur le pont et il devait préparer ses repas. Il a ensuite voyagé sur un bateau de croisière de Hong Kong à Vancouver. Au Canada, il est d'abord allé à l'école, puis il a travaillé dans une scierie près de Duncan, en 1934. Il explique que les conditions de travail étaient très pénibles, mais personne n'osait se plaindre. Les travailleurs n'étaient pas syndiqués à cette époque ; les caucasiens gagnaient 0,25$ l'heure, alors que les asiatiques gagnaient 0,90$ pour 10 heures de travail. Les Indiens et les Blancs s'entendaient bien dans le contexte de la scierie, mais plusieurs commerces interdisaient l'entrée aux Indiens. Les agents d'immeuble de Vancouver refusaient de les aider à trouver une maison dans certains quartiers ; cette interdiction était en fait une loi municipale. Les Indiens s'intéressaient beaucoup à la politique et ils envoyaient de l'argent aux partis pro-indépendantistes en Inde. Les gens se réunissaient au Gurdwara pour discuter de l'indépendance de l'Inde et ils en profitaient pour amasser des fonds pour cette cause. Il explique qu'à cette époque, les Indiens croyaient que leur séjour au Canada était temporaire et qu'éventuellement, ils retourneraient vivre en Inde. Il partage son opinion sur la situation actuelle (corruption, perte des libertés, pauvreté, infrastructure, etc.) et sur l'agitation des Sikhs en Inde. Il a obtenu la citoyenneté canadienne après 1947, quand le gouvernement a changé la loi sur l'immigration. Auparavant, comme il était parrainé par son père, il pouvait quitter le Canada et revenir à sa guise. Toutefois, il devait écrire au gouvernement à chaque année pour renouveler son permis de séjour à l'étranger. Pendant la guerre, les déplacements furent restreints pendant quatre ans et plusieurs Indo-canadiens qui étaient allées en Inde n'ont pu revenir au Canada qu'après plusieurs années. Pendant la dépression, les Indiens ne demandaient jamais l'aide sociale : la communauté indo-canadienne se cotisait pour aider les gens qui en avaient besoin. C'est à partir de cette époque que le Gurdwara de la 2e Avenue à Vancouver a décidé de nourrir gratuitement les gens dans le besoin. Il raconte comment les Indiens ont décidé de ne plus se couvrir la tête pour entrer au Gurdwara en 1950. Il trouve navrant que les nouveaux immigrants indiens ne se mêlent pas à la communauté indo-canadienne et qu'ils n'apprécient pas les sacrifices des premiers immigrants indiens.